Robert Smadja, De la littérature à la philosophie du sujet (Baudelaire, Henri Michaux, Thomas Mann, Faulkner), Paris, L’Harmattan, 2010, 288 p

RésuméMartha Nussbaum, à l’instar de Cavell ou de Murdoch, appuie sa pratique de la philosophie morale sur une analyse précise de textes littéraires. Dans cet article, on montre que ce recours à la littérature n’est pas illustratif, mais est cohérent avec un ensemble de thèses substantielles sur la...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Vieillard-Baron, Hervé
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2012
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RPHI_121_0101e
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spelling cairn-RPHI_121_0101eRPHIRevue philosophique de la France et de l'étranger https://shs.cairn.info/revue-philosophique-2012-1-page-101e?lang=fr https://doi.org/10.3917/rphi.121.0101e Robert Smadja, De la littérature à la philosophie du sujet (Baudelaire, Henri Michaux, Thomas Mann, Faulkner), Paris, L’Harmattan, 2010, 288 p Vieillard-Baron, Hervé2012 fre Revue philosophique de la France et de l'étranger | 137 | 1 | 2012-02-17 | p. 101e-152e | 0035-3833 RPHI_12165 RésuméMartha Nussbaum, à l’instar de Cavell ou de Murdoch, appuie sa pratique de la philosophie morale sur une analyse précise de textes littéraires. Dans cet article, on montre que ce recours à la littérature n’est pas illustratif, mais est cohérent avec un ensemble de thèses substantielles sur la nature même de la pensée morale et sur la méthode adaptée à la philosophie morale. C’est parce qu’elle accorde un poids particulier aux êtres et aux objets particuliers en éthique, ainsi qu’aux conflits, et à la portée cognitive des émotions que Nussbaum peut considérer certains textes littéraires particuliers comme des exemples de philosophie morale. Cela explique également certaines caractéristiques de son propre style philosophique, en particulier son usage particulier du « je ».For Martha Nussbaum, as well as for Cavell or Murdoch, moral philosophy reliesheavily on detailed analysis of literary texts. This paper shows that this use of literaturein ethics, far from being only illustrative, is consistent with a set of substantialthesis on the nature of moral thought and on the method appropriate for moral philosophy.Nussbaum considers that some literary texts are instances of moral philosophybecause she sees the individuality of beings and things, as well as conflicts, as crucialelements in ethics, and also because she attributes to emotions a cognitive aspect.These characteristics shed some light on some particularities of her own style, suchas a remarkable use of the first person.Cairn free access
language Français
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description RésuméMartha Nussbaum, à l’instar de Cavell ou de Murdoch, appuie sa pratique de la philosophie morale sur une analyse précise de textes littéraires. Dans cet article, on montre que ce recours à la littérature n’est pas illustratif, mais est cohérent avec un ensemble de thèses substantielles sur la nature même de la pensée morale et sur la méthode adaptée à la philosophie morale. C’est parce qu’elle accorde un poids particulier aux êtres et aux objets particuliers en éthique, ainsi qu’aux conflits, et à la portée cognitive des émotions que Nussbaum peut considérer certains textes littéraires particuliers comme des exemples de philosophie morale. Cela explique également certaines caractéristiques de son propre style philosophique, en particulier son usage particulier du « je ».
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