Les enjeux de la cosmobiologie à la fin de la Renaissance. Juste Lipse et Giordano Bruno

RésuméEn identifiant l’âme du monde avec le feu et celui-ci avec Dieu, la représentation stoïcienne du monde comme grand animal doué d’intelligence et de sensibilité pose de graves problèmes à un chrétien, comme le souligne l’interlocuteur du dialogue de la Physiologia Stoicorum de Juste Lipse. Que...

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Autore principale: Paganini, Gianni
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2011
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:RésuméEn identifiant l’âme du monde avec le feu et celui-ci avec Dieu, la représentation stoïcienne du monde comme grand animal doué d’intelligence et de sensibilité pose de graves problèmes à un chrétien, comme le souligne l’interlocuteur du dialogue de la Physiologia Stoicorum de Juste Lipse. Quelle est la position de Lipse par rapport à la question, largement débattue au xvie siècle, de l’animation des astres ? On évoque les conceptions de Scaliger, Patrizi et Kepler, et on montre que c’est très vraisemblablement Giordano Bruno que Lipse indique sous la forme anonyme « quidam nostro aevo », pour se démarquer de ses positions. Même si la cosmologie de Lipse n’est pas héliocentrique, elle a l’avantage d’expliquer le mouvement des astres sans référence à leur âme et sur la base de considérations purement physiques.