Pascal Séverac, Le devenir actif chez Spinoza, Paris, Champion, 2005, 476 p.

Max Scheler et la phénoménologie française Les lectures traditionnelles de l’œuvre de Max Scheler en font un « moraliste » et envisagent son projet phénoménologique comme moyen pour formaliser son éthique. On tente ici, au contraire, l’expérience d’une lecture de l’ a priori objectif schelerien et...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Pellegrin, Marie-Frédérique
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2007
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Max Scheler et la phénoménologie française Les lectures traditionnelles de l’œuvre de Max Scheler en font un « moraliste » et envisagent son projet phénoménologique comme moyen pour formaliser son éthique. On tente ici, au contraire, l’expérience d’une lecture de l’ a priori objectif schelerien et de son matérialisme axiologique du seul point de vue de la démarche phénoménologique, nécessaire pour comprendre ses critiques du rationalisme kantien et l’originalité de sa philosophie « affective ». Sa postérité française (Henry, Dufrenne, Sartre, Merleau-Ponty ou Ricœur) offre des outils pour extraire la teneur phénoménologique de cette œuvre et lui permettre de tenir ses promesses. Elle permet aussi de découvrir les difficultés de cette lecture de Scheler : si sa philosophie est avant tout une phénoménologie, comment qualifier le pôle subjectif du rapport intentionnel qui nous ouvre au sens a priori des objets du monde, c’est-à-dire à leurs « valeurs » ? Et si la teneur axiologique des objets précède effectivement ce rapport, comment répondre à la question phénoménologique de la constitution des valeurs ?