Porphyre, Isagoge, Introduction, traduction et commentaire de Jonathan Barnes, Oxford, Clarendon Press, 2003, XXVI-416 p.

Hegel et la tragédie de la vie Le sens tragique de la vie de l’Esprit chez Hegel implique deux modalités de la vie : une vie sans tragique, qui n’est pas encore la vie spirituelle, et une vie tragique, qui implique la vie éthique. Le tragique est ce qui dissout la pseudo-unité de la nature et de la...

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Auteur principal: Pellegrin, Pierre
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2007
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spelling cairn-RPHI_071_0067jRPHIRevue philosophique de la France et de l'étranger https://shs.cairn.info/revue-philosophique-2007-1-page-67j?lang=fr https://doi.org/10.3917/rphi.071.0067j Porphyre, Isagoge, Introduction, traduction et commentaire de Jonathan Barnes, Oxford, Clarendon Press, 2003, XXVI-416 p. Pellegrin, Pierre2007 fre Revue philosophique de la France et de l'étranger | 132 | 1 | 2007-03-01 | p. 67j-118j | 0035-3833 RPHI_07155 Hegel et la tragédie de la vie Le sens tragique de la vie de l’Esprit chez Hegel implique deux modalités de la vie : une vie sans tragique, qui n’est pas encore la vie spirituelle, et une vie tragique, qui implique la vie éthique. Le tragique est ce qui dissout la pseudo-unité de la nature et de la moralité chez la belle âme. Il s’incarne d’abord dans la tragédie et la tension entre les humains et les dieux, mais la comédie révèle que cette tragédie n’est pas la tragédie absolue, laquelle appartient à la religion révélée, en tant que tragédie de Dieu même, la Passion du Christ étant la tragédie absolue. La forte insistance de Hegel sur l’opposition du Bien et du Mal justifie la mort volontaire du Dieu-homme, l’intériorisation dans la conscience de soi du Mal existant et naturel. C’est dans l’Esprit de la communauté que la mort du Médiateur devient la douleur de la conscience malheureuse. L’histoire de l’Absolu, en tant qu’elle est conçue, devient philosophie, mais, en tant qu’elle est vécue, elle est et reste une tragédie. Hegel and the tragedy of life The tragical meaning of Hegel’s life of the Spirit implies two modalities of life : i.e. a life devoid of the tragic, which is not yet a spiritual life and a tragical life which implies ethical life. The tragic is what dissolves the pseudo-unity of nature and morality with the beautiful soul. It first embodies itself within tragedy and the tension between gods and human beings but comedy reveals that such a tragedy is no absolute tragedy, the latter belonging to revealed religion as being the very tragedy of God himself, Christ’s passion being the absolute tragedy. The strong instance made by Hegel on the opposition between Good and Evil accounts and justifies the voluntary death of God-Man , the interiorization within self consciousness of existing and natural Evil. It is within the spirit of the community that the Mediator’s death becomes the pain of unhappy conscience. The history of the Absolute, conceived as it is, becomes true philosophy, but so long as it becomes experienced, turns out to be and remains tragedy.Cairn free access
language Français
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description Hegel et la tragédie de la vie Le sens tragique de la vie de l’Esprit chez Hegel implique deux modalités de la vie : une vie sans tragique, qui n’est pas encore la vie spirituelle, et une vie tragique, qui implique la vie éthique. Le tragique est ce qui dissout la pseudo-unité de la nature et de la moralité chez la belle âme. Il s’incarne d’abord dans la tragédie et la tension entre les humains et les dieux, mais la comédie révèle que cette tragédie n’est pas la tragédie absolue, laquelle appartient à la religion révélée, en tant que tragédie de Dieu même, la Passion du Christ étant la tragédie absolue. La forte insistance de Hegel sur l’opposition du Bien et du Mal justifie la mort volontaire du Dieu-homme, l’intériorisation dans la conscience de soi du Mal existant et naturel. C’est dans l’Esprit de la communauté que la mort du Médiateur devient la douleur de la conscience malheureuse. L’histoire de l’Absolu, en tant qu’elle est conçue, devient philosophie, mais, en tant qu’elle est vécue, elle est et reste une tragédie.
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