Paul Audi, L’ivresse de l’art. Nietzsche et l’esthétique, Paris, Librairie générale française, 2003, 220 p., 6 E.

« L’ultime scepticisme ». La vérité comme régime d’interprétation Sur quelles raisons Nietzsche fonde-t-il sa critique de la vérité et quelles en sont les retombées pour la caractérisation de la pratique philosophique ? La découverte d’un antagonisme entre pensée et vérité établit que l’irréfutable...

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Autor Principal: Benoit, Blaise
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2006
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RPHI_064_0497bRPHIRevue philosophique de la France et de l'étranger https://shs.cairn.info/revue-philosophique-2006-4-page-497b?lang=fr https://doi.org/10.3917/rphi.064.0497b Paul Audi, L’ivresse de l’art. Nietzsche et l’esthétique, Paris, Librairie générale française, 2003, 220 p., 6 E. Benoit, Blaise2006 fre Revue philosophique de la France et de l'étranger | 131 | 4 | 2006-12-01 | p. 497b-516b | 0035-3833 RPHI_06422 « L’ultime scepticisme ». La vérité comme régime d’interprétation Sur quelles raisons Nietzsche fonde-t-il sa critique de la vérité et quelles en sont les retombées pour la caractérisation de la pratique philosophique ? La découverte d’un antagonisme entre pensée et vérité établit que l’irréfutable n’est pas assimilable au vrai, et en quoi la vérité est interprétation. Se révèle alors son statut de valeur, ainsi que la logique d’incorporation dont elle relève, qui en fait un genre d’erreur devenu pour nous indispensable. À titre de conséquence, la philosophie ne peut plus se comprendre comme recherche de la vérité, mais bien plutôt comme interrogation sur la valeur de cette valeur et création de « vérités » nouvelles. Le philosophe authentique, esprit libre, est alors à penser comme amateur d’énigmes, sur un modèle épicurien et non plus platonicien. The “ultimate scepticism” : Truth as interpretation scheme What are Nietzsche’s reasons for criticizing truth, and how does he understand the consequences of his position for the philosophical praxis ? The discovery of the opposition of truth and thought shows that being irrefutable cannot be assimilated to being true, and that truth is interpretation. It appears therefore to be a value, a type of error which has become essential for us, linked to a process of physical-psychological absorption. As a consequence, philosophy cannot be equated with the pursuit of truth any longer ; its aim is to investigate the value of this particular value, and to create new « truths ». Being a free spirit, the genuine philosopher is to be thought of as a lover of riddles, shaped on Epicure’s pattern rather than on Plato’s.Cairn free access
language Français
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description « L’ultime scepticisme ». La vérité comme régime d’interprétation Sur quelles raisons Nietzsche fonde-t-il sa critique de la vérité et quelles en sont les retombées pour la caractérisation de la pratique philosophique ? La découverte d’un antagonisme entre pensée et vérité établit que l’irréfutable n’est pas assimilable au vrai, et en quoi la vérité est interprétation. Se révèle alors son statut de valeur, ainsi que la logique d’incorporation dont elle relève, qui en fait un genre d’erreur devenu pour nous indispensable. À titre de conséquence, la philosophie ne peut plus se comprendre comme recherche de la vérité, mais bien plutôt comme interrogation sur la valeur de cette valeur et création de « vérités » nouvelles. Le philosophe authentique, esprit libre, est alors à penser comme amateur d’énigmes, sur un modèle épicurien et non plus platonicien.
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