Langues vivantes, langues mortes

Langues vivantes, langues mortes Si la traduction ou même l’interprétation dite « simultanée » se borne à poser des équivalences entre deux textes de langues différentes parlées aujourd’hui, à contenu supposé égal d’ailleurs, la transposition à la philosophie de cette convention pose un problème de...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Guéry, François
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2005
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RPHI_054_0537
record_format cairn
spelling cairn-RPHI_054_0537RPHIRevue philosophique de la France et de l'étranger https://shs.cairn.info/revue-philosophique-2005-4-page-537?lang=fr https://doi.org/10.3917/rphi.054.0537 Langues vivantes, langues mortes Guéry, François2005 fre Revue philosophique de la France et de l'étranger | 130 | 4 | 2005-12-01 | p. 537-546 | 0035-3833 RPHI_05449 Langues vivantes, langues mortes Si la traduction ou même l’interprétation dite « simultanée » se borne à poser des équivalences entre deux textes de langues différentes parlées aujourd’hui, à contenu supposé égal d’ailleurs, la transposition à la philosophie de cette convention pose un problème de fond : un texte facile à transposer serait un texte dont le contenu a été mis de côté. La traduction devient, au contraire, lieu et symptôme d’un problème de sens, celui de la pensée même. Il faut, pour le traiter, dépasser la question d’une simple différence linguistique entre langues parlées pour accéder au niveau plus profond d’entente et de communauté, existant davantage dans le temps que dans l’espace européen. La philosophie pense dans des langues mortes, avant d’être elle-même « traduite » dans la langue vivante de son auteur. C’est cette communauté d’appartenance aux langues dites « mortes » qui permet à la philosophie de s’écrire, de se comprendre, de se traduire. Les exemples à l’appui sont pris ici chez Heidegger, Descartes, Hobbes, Nietzsche.Dead languages, living languages If translation or even so-called « simultaneous » interpretation contents itself with stressing equivalences between two texts of different languages as they are spoken today, with an implied equal content, transposing to philosophy such a convention stresses a true problem : a text that were easy to transpose would be a text whose content has been put aside. Translation then, on the contrary, becomes both seat and symptom of a problem of meaning, i.e. that of thought itself. In order to deal with it, one should overcome the plain problem of a mere linguistic difference between spoken languages in order to reach the deepest level of understanding and community far more present in time than in the European space. Philosophy thinks through dead languages before being itself « translated » into the living language of its author. It is indeed this community of belonging to “ dead ” languages which enables philosophy to be thus written, understood and being translated. The examples at hand are here coming from Heidegger, Descartes, Hobbes and Nietzsche.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
description Langues vivantes, langues mortes Si la traduction ou même l’interprétation dite « simultanée » se borne à poser des équivalences entre deux textes de langues différentes parlées aujourd’hui, à contenu supposé égal d’ailleurs, la transposition à la philosophie de cette convention pose un problème de fond : un texte facile à transposer serait un texte dont le contenu a été mis de côté. La traduction devient, au contraire, lieu et symptôme d’un problème de sens, celui de la pensée même. Il faut, pour le traiter, dépasser la question d’une simple différence linguistique entre langues parlées pour accéder au niveau plus profond d’entente et de communauté, existant davantage dans le temps que dans l’espace européen. La philosophie pense dans des langues mortes, avant d’être elle-même « traduite » dans la langue vivante de son auteur. C’est cette communauté d’appartenance aux langues dites « mortes » qui permet à la philosophie de s’écrire, de se comprendre, de se traduire. Les exemples à l’appui sont pris ici chez Heidegger, Descartes, Hobbes, Nietzsche.
author Guéry, François
spellingShingle Guéry, François
Langues vivantes, langues mortes
author_facet Guéry, François
author_sort Guéry, François
title Langues vivantes, langues mortes
title_short Langues vivantes, langues mortes
title_full Langues vivantes, langues mortes
title_fullStr Langues vivantes, langues mortes
title_full_unstemmed Langues vivantes, langues mortes
title_sort langues vivantes, langues mortes
publishDate 2005
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-philosophique-2005-4-page-537?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rphi.054.0537
_version_ 1877246762982309888