Yves Labbé, Dieu contre le mal. Un chemin de théologie philosophique, Paris, Le Cerf, 2003, p. 253, 29 E.

RÉSUMÉS — ABSTRACTSPenser par soi-même : dans le chapitre liminaire de la seconde Démocratie en Amérique (1840), Tocqueville s’interroge sur ce mot d’ordre des modernes qui est aussi leur « méthode philosophique ». À travers l’exemple américain, idéal-typique de l’anthropologie démocratique, il en...

Descripció completa

Guardat en:
Dades bibliogràfiques
Autor principal: Vetö, Miklos
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2004
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RPHI_044_0469u
record_format cairn
spelling cairn-RPHI_044_0469uRPHIRevue philosophique de la France et de l'étranger https://shs.cairn.info/revue-philosophique-2004-4-page-469u?lang=fr https://doi.org/10.3917/rphi.044.0469u Yves Labbé, Dieu contre le mal. Un chemin de théologie philosophique, Paris, Le Cerf, 2003, p. 253, 29 E. Vetö, Miklos2004 fre Revue philosophique de la France et de l'étranger | 129 | 4 | 2004-12-01 | p. 469u-509u | 0035-3833 RPHI_04434 RÉSUMÉS — ABSTRACTSPenser par soi-même : dans le chapitre liminaire de la seconde Démocratie en Amérique (1840), Tocqueville s’interroge sur ce mot d’ordre des modernes qui est aussi leur « méthode philosophique ». À travers l’exemple américain, idéal-typique de l’anthropologie démocratique, il en souligne l’ambivalence et s’interroge sur les promesses de la philosophie cartésienne : si la raison individuelle est libérée du carcan de la tradition et des préjugés, chacun trouvera-t-il en lui-même les moyens d’un exercice raisonné du jugement ? Il se pourrait qu’à l’inverse se trouve révélé le vide des esprits, que comblent dangereusement les réponses de l’opinion majoritaire, souveraine en démocratie. En montrant comment l’individualisme intellectuel est à la source d’une nouvelle forme d’aliénation, Tocqueville inscrit le doute au cœur de l’optimisme libéral au moment où le libéralisme officiel (Cousin, Guizot) récupère le cartésianisme et célèbre en lui l’ « esprit français ».RÉSUMÉS — ABSTRACTSThinking by oneself : in the preliminary chapter of the second Democracy in America, Tocqueville questions such a motto from the Moderns which is also their philosophical method. Through the American example, i.e. the very type of democratic anthropology, he stresses ambivalence and questions the promises of cartesian philosophy : if individual reason is freed from tradition and prejudices, will everyone find in his own self the means of a reasoned exercize of judgement ? Reversely the void of minds may find itself revealed, dangerously filled as it might by the answers from the public opinion, i.e. sovereign within democracy. Showing how intellectual individualism is at the origin of a new kind of alienation, Tocqueville inscribes doubt in the heart of liberal optimism right at a time when official liberalism (Cousin, Guizot) acknowledges cartesianism and worships in it the true French spirit.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
description RÉSUMÉS — ABSTRACTSPenser par soi-même : dans le chapitre liminaire de la seconde Démocratie en Amérique (1840), Tocqueville s’interroge sur ce mot d’ordre des modernes qui est aussi leur « méthode philosophique ». À travers l’exemple américain, idéal-typique de l’anthropologie démocratique, il en souligne l’ambivalence et s’interroge sur les promesses de la philosophie cartésienne : si la raison individuelle est libérée du carcan de la tradition et des préjugés, chacun trouvera-t-il en lui-même les moyens d’un exercice raisonné du jugement ? Il se pourrait qu’à l’inverse se trouve révélé le vide des esprits, que comblent dangereusement les réponses de l’opinion majoritaire, souveraine en démocratie. En montrant comment l’individualisme intellectuel est à la source d’une nouvelle forme d’aliénation, Tocqueville inscrit le doute au cœur de l’optimisme libéral au moment où le libéralisme officiel (Cousin, Guizot) récupère le cartésianisme et célèbre en lui l’ « esprit français ».
author Vetö, Miklos
spellingShingle Vetö, Miklos
Yves Labbé, Dieu contre le mal. Un chemin de théologie philosophique, Paris, Le Cerf, 2003, p. 253, 29 E.
author_facet Vetö, Miklos
author_sort Vetö, Miklos
title Yves Labbé, Dieu contre le mal. Un chemin de théologie philosophique, Paris, Le Cerf, 2003, p. 253, 29 E.
title_short Yves Labbé, Dieu contre le mal. Un chemin de théologie philosophique, Paris, Le Cerf, 2003, p. 253, 29 E.
title_full Yves Labbé, Dieu contre le mal. Un chemin de théologie philosophique, Paris, Le Cerf, 2003, p. 253, 29 E.
title_fullStr Yves Labbé, Dieu contre le mal. Un chemin de théologie philosophique, Paris, Le Cerf, 2003, p. 253, 29 E.
title_full_unstemmed Yves Labbé, Dieu contre le mal. Un chemin de théologie philosophique, Paris, Le Cerf, 2003, p. 253, 29 E.
title_sort yves labbé, dieu contre le mal. un chemin de théologie philosophique, paris, le cerf, 2003, p. 253, 29 e.
publishDate 2004
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-philosophique-2004-4-page-469u?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rphi.044.0469u
_version_ 1877246762189586432