Des cartésiens qui s'ignorent : la méthode philosophique des américains selon Tocqueville

RÉSUMÉS — ABSTRACTSPenser par soi-même : dans le chapitre liminaire de la seconde Démocratie en Amérique (1840), Tocqueville s’interroge sur ce mot d’ordre des modernes qui est aussi leur « méthode philosophique ». À travers l’exemple américain, idéal-typique de l’anthropologie démocratique, il en...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autore principale: Guellec, Laurence
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2004
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RPHI_044_0443
record_format cairn
spelling cairn-RPHI_044_0443RPHIRevue philosophique de la France et de l'étranger https://shs.cairn.info/revue-philosophique-2004-4-page-443?lang=fr https://doi.org/10.3917/rphi.044.0443 Des cartésiens qui s'ignorent : la méthode philosophique des américains selon Tocqueville Guellec, Laurence2004 fre Revue philosophique de la France et de l'étranger | 129 | 4 | 2004-12-01 | p. 443-453 | 0035-3833 RPHI_04412 RÉSUMÉS — ABSTRACTSPenser par soi-même : dans le chapitre liminaire de la seconde Démocratie en Amérique (1840), Tocqueville s’interroge sur ce mot d’ordre des modernes qui est aussi leur « méthode philosophique ». À travers l’exemple américain, idéal-typique de l’anthropologie démocratique, il en souligne l’ambivalence et s’interroge sur les promesses de la philosophie cartésienne : si la raison individuelle est libérée du carcan de la tradition et des préjugés, chacun trouvera-t-il en lui-même les moyens d’un exercice raisonné du jugement ? Il se pourrait qu’à l’inverse se trouve révélé le vide des esprits, que comblent dangereusement les réponses de l’opinion majoritaire, souveraine en démocratie. En montrant comment l’individualisme intellectuel est à la source d’une nouvelle forme d’aliénation, Tocqueville inscrit le doute au cœur de l’optimisme libéral au moment où le libéralisme officiel (Cousin, Guizot) récupère le cartésianisme et célèbre en lui l’ « esprit français ».RÉSUMÉS — ABSTRACTSThinking by oneself : in the preliminary chapter of the second Democracy in America, Tocqueville questions such a motto from the Moderns which is also their philosophical method. Through the American example, i.e. the very type of democratic anthropology, he stresses ambivalence and questions the promises of cartesian philosophy : if individual reason is freed from tradition and prejudices, will everyone find in his own self the means of a reasoned exercize of judgement ? Reversely the void of minds may find itself revealed, dangerously filled as it might by the answers from the public opinion, i.e. sovereign within democracy. Showing how intellectual individualism is at the origin of a new kind of alienation, Tocqueville inscribes doubt in the heart of liberal optimism right at a time when official liberalism (Cousin, Guizot) acknowledges cartesianism and worships in it the true French spirit.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
description RÉSUMÉS — ABSTRACTSPenser par soi-même : dans le chapitre liminaire de la seconde Démocratie en Amérique (1840), Tocqueville s’interroge sur ce mot d’ordre des modernes qui est aussi leur « méthode philosophique ». À travers l’exemple américain, idéal-typique de l’anthropologie démocratique, il en souligne l’ambivalence et s’interroge sur les promesses de la philosophie cartésienne : si la raison individuelle est libérée du carcan de la tradition et des préjugés, chacun trouvera-t-il en lui-même les moyens d’un exercice raisonné du jugement ? Il se pourrait qu’à l’inverse se trouve révélé le vide des esprits, que comblent dangereusement les réponses de l’opinion majoritaire, souveraine en démocratie. En montrant comment l’individualisme intellectuel est à la source d’une nouvelle forme d’aliénation, Tocqueville inscrit le doute au cœur de l’optimisme libéral au moment où le libéralisme officiel (Cousin, Guizot) récupère le cartésianisme et célèbre en lui l’ « esprit français ».
author Guellec, Laurence
spellingShingle Guellec, Laurence
Des cartésiens qui s'ignorent : la méthode philosophique des américains selon Tocqueville
author_facet Guellec, Laurence
author_sort Guellec, Laurence
title Des cartésiens qui s'ignorent : la méthode philosophique des américains selon Tocqueville
title_short Des cartésiens qui s'ignorent : la méthode philosophique des américains selon Tocqueville
title_full Des cartésiens qui s'ignorent : la méthode philosophique des américains selon Tocqueville
title_fullStr Des cartésiens qui s'ignorent : la méthode philosophique des américains selon Tocqueville
title_full_unstemmed Des cartésiens qui s'ignorent : la méthode philosophique des américains selon Tocqueville
title_sort des cartésiens qui s'ignorent : la méthode philosophique des américains selon tocqueville
publishDate 2004
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-philosophique-2004-4-page-443?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rphi.044.0443
_version_ 1877246762104651776