Homme copule ou réification de l'outil.

Homme copule ou réification de l’outil. Comment Bacon, à travers le détournement de thématiques caractéristiques de l’humanisme renaissant, construit-il une philosophie qui place en son centre non plus l’homme, mais l’outil (organum), dont la promotion s’accompagne d’un effacement des termes qu’i...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Gontier, Thierry
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2003
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Homme copule ou réification de l’outil. Comment Bacon, à travers le détournement de thématiques caractéristiques de l’humanisme renaissant, construit-il une philosophie qui place en son centre non plus l’homme, mais l’outil (organum), dont la promotion s’accompagne d’un effacement des termes qu’il commande et unit – la nature et l’esprit ? Le transfert le plus significatif de l’homme à l’outil est celui du langage de la négativité, langage qui culmine dans la définition de la forma – objet dernier atteint par la méthode inductive (la differentia vera ) –, comme natura naturans, fons emanationis, actus purus,  etc. L’épistémologie baconienne ne nous met-elle pas dès lors en face d’une sorte de nihilisme de l’activité pure réifiée en un dispositif ? Les textes sur l’experientia litterata tentent de résoudre cette aporie, marquant non un retour au « réel », mais plutôt une tentative de conciliation entre, d’une part, la rationalité mise en place par l’organum, et, d’autre part, l’homme et son ingenium.