Social responsibility and international law: reflections about labour issues
Tandis que plusieurs analystes saluent le succès de la responsabilité sociale à travers le monde, d’autres s’inquiètent qu’elle ne se substitue à des règlementations contraignantes, et par conséquent en freine l’adoption. Selon cette perspective critique, la mondialisation et le néolibéralisme s’ins...
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| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
2014
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-ROR_082_0049RORRevue de l’organisation responsable https://shs.cairn.info/revue-de-l-organisation-responsable-2013-2-page-49?lang=fr https://doi.org/10.54695/ror.082.0049 Social responsibility and international law: reflections about labour issues Gendron, Corinne2014 autorégulationdroit internationalISO 26000mondialisationnormes du travailprivatisation du droitresponsabilité socialeglobalisationinternational lawISO 26000labor lawprivatisation of lawself-regulationsocial responsibilityfre Revue de l’organisation responsable | 8 | 2 | 2014-02-02 | p. 49-62 | 1951-0187 ROR_08282 Tandis que plusieurs analystes saluent le succès de la responsabilité sociale à travers le monde, d’autres s’inquiètent qu’elle ne se substitue à des règlementations contraignantes, et par conséquent en freine l’adoption. Selon cette perspective critique, la mondialisation et le néolibéralisme s’inscrivent dans un même mouvement à travers lequel le pouvoir normatif des États a été transféré à des acteurs privés, avec pour double conséquence d’instituer les entreprises en véritables législateurs et de consacrer le principe d’autorégulation. Cette perspective critique interprète les initiatives et les mécanismes de responsabilité sociale comme un mouvement de privatisation du droit, inhérent à l’idéologie néolibérale qui sous-tend la mondialisation. Bien que séduisante, cette perspective est à l’opposé de la thèse présentée ici, selon laquelle le mouvement de la responsabilité sociale traduit une transformation de la juridicité qui le dépasse, en s’inscrivant plus largement dans une évolution de la démocratie qui résulte à la fois de la dynamique sociale et de la mondialisation. Cet article analyse les formes que prend la responsabilité sociale dans le domaine du travail afin de mettre en lumière les limites des analyses critiques et de montrer les relations entre droit et démocratie dans nos sociétés économiques mondialisées. En prenant appui sur l’expérience d’ISO 26000, il montre que les initiatives de responsabilité sociale n’abolissent ni ne remplacent la règlementation contraignante. En se juxtaposant au droit international, elles contribuent plutôt à son effectivité. While many analysts greet the success of corporate social responsibility around the world, others are concerned that it might be a substitute for binding regulations, which are then prevented from emerging. According to such critical perspective, globalization and neo-liberalism are part of the same movement in which the normative power of states is being transferred to private actors, with the twofold consequence of consecrating the principle of self-regulation while elevating companies to the status of real legislators. This critical perspective interprets social responsibility initiatives and mechanisms as a movement to privatize law, inherent in the neo-liberal ideology that drives the globalization movement. While seductive, this perspective is the antithesis of what is argued here, that is, that the social responsibility movement reflects a transformation of juridicization which is beyond its control and which is part of a broader democratic evolution, itself the result of both social dynamics and globalization. This article explores the forms taken by social responsibility in the field of labour in order to bring out the limitations of the critical perspective and reflect on the relationships between law and democracy in our economic and globalized societies. Building on ISO 26000 adoption process, it shows that social responsibility initiatives do not abolish existing legislation and are not adopted “in place of” binding instruments. On the contrary, by juxtaposing themselves with international laws, those initiatives or mechanisms participate in their effectiveness. Cairn restricted access |
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Français |
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Tandis que plusieurs analystes saluent le succès de la responsabilité sociale à travers le monde, d’autres s’inquiètent qu’elle ne se substitue à des règlementations contraignantes, et par conséquent en freine l’adoption.
Selon cette perspective critique, la mondialisation et le néolibéralisme s’inscrivent dans un même mouvement à travers lequel le pouvoir normatif des États a été transféré à des acteurs privés, avec pour double conséquence d’instituer les entreprises en véritables législateurs et de consacrer le principe d’autorégulation. Cette perspective critique interprète les initiatives et les mécanismes de responsabilité sociale comme un mouvement de privatisation du droit, inhérent à l’idéologie néolibérale qui sous-tend la mondialisation.
Bien que séduisante, cette perspective est à l’opposé de la thèse présentée ici, selon laquelle le mouvement de la responsabilité sociale traduit une transformation de la juridicité qui le dépasse, en s’inscrivant plus largement dans une évolution de la démocratie qui résulte à la fois de la dynamique sociale et de la mondialisation.
Cet article analyse les formes que prend la responsabilité sociale dans le domaine du travail afin de mettre en lumière les limites des analyses critiques et de montrer les relations entre droit et démocratie dans nos sociétés économiques mondialisées. En prenant appui sur l’expérience d’ISO 26000, il montre que les initiatives de responsabilité sociale n’abolissent ni ne remplacent la règlementation contraignante. En se juxtaposant au droit international, elles contribuent plutôt à son effectivité.
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