« Je n’accuse que l’homme » : responsabilité humaine et complaintes du vivant dans l’œuvre de Jules Michelet

Cet article propose de lire l’histoire naturelle de Jules Michelet comme un manifeste écologique, attentif aux sociabilités et aux subjectivités animales et végétales, et comme un acte d’accusation adressé aux sociétés humaines et particulièrement à l’ère industrielle. En désignant l’origine humaine...

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1. Verfasser: Plas, Élisabeth
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2020
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-ROM_189_0074
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spelling cairn-ROM_189_0074ROMRomantisme https://shs.cairn.info/revue-romantisme-2020-3-page-74?lang=fr https://doi.org/10.3917/rom.189.0074 « Je n’accuse que l’homme » : responsabilité humaine et complaintes du vivant dans l’œuvre de Jules Michelet Plas, Élisabeth2020 fre Romantisme | 189 | 3 | 2020-08-11 | p. 74-84 | 0048-8593 ROM_18979 Cet article propose de lire l’histoire naturelle de Jules Michelet comme un manifeste écologique, attentif aux sociabilités et aux subjectivités animales et végétales, et comme un acte d’accusation adressé aux sociétés humaines et particulièrement à l’ère industrielle. En désignant l’origine humaine de la dégradation de l’environnement et de la disparition de certaines espèces, Michelet entrevoit le début de ce que l’on nomme aujourd’hui l’Anthropocène. Critiquant à la fois l’orgueil humain qui conduit aux plus grands massacres, l’affolement techniciste et l’assèchement moral du xixe siècle, il imagine une société écologique d’universelle égalité entre les êtres et les espèces, une démocratie de tous les vivants, sans haut ni bas, libérée de l’anthropocentrisme et de ses effets.This paper proposes to read Jules Michelet’s natural history as an ecological manifesto, attentive to the different animal and vegetable societies and subjectivities, and as an indictment of human societies, in particular those of the industrial era. By drawing attention to the human origin of the deterioration of the environment and of the disappearance of certain species, Michelet catches sight of the beginning of what we now call the Anthropocene. Criticising both human arrogance, which leads to the most considerable massacres, technological over-enthusiasm and the lack of moral imagination of the 19th century, he imagines an ecological society where all beings and species would be equal, a democracy of all living organisms, without hierarchy, freed from anthropocentrism and its effects.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
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description Cet article propose de lire l’histoire naturelle de Jules Michelet comme un manifeste écologique, attentif aux sociabilités et aux subjectivités animales et végétales, et comme un acte d’accusation adressé aux sociétés humaines et particulièrement à l’ère industrielle. En désignant l’origine humaine de la dégradation de l’environnement et de la disparition de certaines espèces, Michelet entrevoit le début de ce que l’on nomme aujourd’hui l’Anthropocène. Critiquant à la fois l’orgueil humain qui conduit aux plus grands massacres, l’affolement techniciste et l’assèchement moral du xixe siècle, il imagine une société écologique d’universelle égalité entre les êtres et les espèces, une démocratie de tous les vivants, sans haut ni bas, libérée de l’anthropocentrisme et de ses effets.
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