Une signature cérébrale du mensonge ?

RésuméDepuis de nombreuses années, les psychologues tentent de comprendre les mécanismes impliqués dans l’émission des conduites mensongères. Ces travaux ont été largement influencés par des demandes sociétales en provenance de la justice en vue de détecter les coupables dans des affaires criminelle...

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Auteur principal: Seron, Xavier
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2018
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-RNE_101_0047
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spelling cairn-RNE_101_0047RNERevue de neuropsychologie https://stm.cairn.info/revue-de-neuropsychologie-2018-1-page-47?lang=fr https://doi.org/10.1684/nrp.2018.0446 Une signature cérébrale du mensonge ? Seron, Xavier2018 cognition socialemensongesimulation-neuro-imagerie fonctionnellelyingmalingering-functional neuroimagingsocial cognitionfre Revue de neuropsychologie | Volume 10 | 1 | 2018-03-23 | p. 47-58 | 2101-6739 RNE_10115 RésuméDepuis de nombreuses années, les psychologues tentent de comprendre les mécanismes impliqués dans l’émission des conduites mensongères. Ces travaux ont été largement influencés par des demandes sociétales en provenance de la justice en vue de détecter les coupables dans des affaires criminelles et de la sphère médicolégale en vue d’établir si des sujets ne simulaient pas une pathologie excessive en vue d’obtenir des bénéfices financiers ou sociaux non mérités. Avec l’apparition de l’imagerie cérébrale fonctionnelle, on a assisté au développement de recherches visant à identifier les structures cérébrales activées lorsqu’un sujet émet une conduite mensongère. Dans cette revue non exhaustive, on discute de ces travaux en soulignant leurs principales limites à deux niveaux : celui de la validité écologique des situations créées en IRMf et celui de leur pertinence théorique. On conclut que, malgré le dynamisme de ce champ de recherches, d’importants progrès restent à accomplir du côté de l’analyse cognitive des tâches proposées et on souligne que, dans l’état actuel des recherches, l’usage de l’imagerie fonctionnelle dans des situations légales ou médicolégales nous paraît tout à fait prématurée.A brain signature of lying?For many years, psychologists tried to elucidate the mechanisms involved in lying. This research was largely influenced by societal demands from the judiciary for the detection of culprits and the forensic sphere to establish whether subjects were simulating an excessive pathology in order to obtain financial or social benefits. With the advent of functional brain imaging, researches have been developed to identify brain structures activated when a subject lies. In our non-exhaustive review, we discuss these researches by highlighting their limitations at two levels: the ecological validity of the situations created in fMRI and their theoretical relevance. It is concluded that, despite the dynamism of this field of research, progress is to be made in the cognitive analysis of the proposed tasks and it is emphasized that, in the current state of the art, the use of functional imaging in legal or forensic situations is quite premature.Cairn free access
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