La rentrée de la SNLF

Résumé Il arrive de plus en plus fréquemment dans les consultations neuropsychologiques et aphasiologiques de devoir examiner et suivre des patients aphasiques bilingues pour lesquels la langue environnante est la deuxième langue (L2). Le fait que ces patients bénéficient généralement d’une prise e...

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Autore principale: Amieva, Hélène
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2014
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Résumé Il arrive de plus en plus fréquemment dans les consultations neuropsychologiques et aphasiologiques de devoir examiner et suivre des patients aphasiques bilingues pour lesquels la langue environnante est la deuxième langue (L2). Le fait que ces patients bénéficient généralement d’une prise en charge de leur L2 mais pas de leur langue maternelle (L1) soulève la question de l’efficacité de la rééducation d’une langue moins bien ou peu maîtrisée par les patients et de la généralisation des effets de la thérapie à la langue non traitée. Cette revue de la littérature limitée à la rééducation de la langue plus faible chez des patients aphasiques bilingues montre que la thérapie en L2 est efficace, mais que le transfert des bénéfices à la langue non traitée n’est pas assuré et semble limité à des conditions particulières impliquant des processus ou représentations communes entre les deux langues. Dans la plupart des situations, la rééducation proposée en L2 n’aura donc pas d’effets sur la L1, ce qui implique que l’autre langue devrait également être rééduquée lorsque cela est possible et nécessaire pour le patient.