Effets positifs de l'exercice physique chronique sur les fonctions cognitives des seniors : bilan et perspectives

RésuméDe nombreuses études épidémiologiques, transversales et interventionnelles présentent un faisceau d’arguments convaincants en faveur d’un effet prophylactique de la pratique régulière d’une activité physique sur la santé cérébrale et cognitive des seniors. Trois méta-analyses, rassemblant les...

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Hlavní autoři: Audiffren, Michel, André, Nathalie, Albinet, Cédric
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2011
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On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:RésuméDe nombreuses études épidémiologiques, transversales et interventionnelles présentent un faisceau d’arguments convaincants en faveur d’un effet prophylactique de la pratique régulière d’une activité physique sur la santé cérébrale et cognitive des seniors. Trois méta-analyses, rassemblant les données d’une cinquantaine d’essais contrôlés randomisés, montrent qu’il existe bien une relation de cause à effet entre l’exercice physique chronique et les performances cognitives des personnes âgées, et que l’amplitude de l’effet est faible à modérée. Différentes fonctions cognitives telles que la vitesse de traitement de l’information, les fonctions exécutives ou la mémoire déclarative semblent fonctionner de manière plus efficiente sous l’effet d’un programme de 6 mois combinant 45 minutes d’exercices physiques aérobies d’intensité modérée à élevée (marche soutenue, jogging) et d’exercices de musculation trois fois par semaine ou plus. Plusieurs mécanismes neurophysiologiques, impliquant différents facteurs neurotrophiques libérés au cours de l’exercice et augmentant la plasticité cérébrale, pourraient expliquer ce phénomène. Enfin, la relation entre la santé cardio-respiratoire et la santé cérébrale ou cognitive semble être modérée par différents facteurs individuels en lien avec les habitudes de vie des seniors (régime alimentaire, réserve cognitive accumulée au cours de la vie) ou leur patrimoine génétique (polymorphismes des gènes de l’apolipoprotéine E, de la catéchol-O-méthyltransférase et du facteur neurotrophique dérivé du cerveau).