Le concept de rétention chez E. Husserl : une mémoire constitutive aux sources de la mémoire de travail

RésuméLa mémoire à court terme et la mémoire à long terme sont des concepts largement utilisés en neuropsychologie avec des définitions précises. L’histoire récente de ces concepts et des modèles qui les utilisent (modèle de la mémoire de travail de Baddeley, conceptions multisystèmes) est relativem...

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Bibliografske podrobnosti
Glavni avtor: Eustache, Marie-Loup
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2009
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Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RNE_014_0321
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spelling cairn-RNE_014_0321RNERevue de neuropsychologie https://stm.cairn.info/revue-de-neuropsychologie-2009-4-page-321?lang=fr https://doi.org/10.1684/nrp.2009.0050 Le concept de rétention chez E. Husserl : une mémoire constitutive aux sources de la mémoire de travail Eustache, Marie-Loup2009 conscienceE. Husserlmémoire de travailphénoménologierétentionconsciousnessE. Husserlphenomenologyretentionworking memoryfre Revue de neuropsychologie | Volume 1 | 4 | 2009-12-01 | p. 321-331 | 2101-6739 RNE_01484 RésuméLa mémoire à court terme et la mémoire à long terme sont des concepts largement utilisés en neuropsychologie avec des définitions précises. L’histoire récente de ces concepts et des modèles qui les utilisent (modèle de la mémoire de travail de Baddeley, conceptions multisystèmes) est relativement bien connue. En revanche, leur fondement a rarement été relaté explicitement. Nous nous proposons ici de nous pencher sur les origines philosophiques du phénomène de mémoire à court terme, non alors utilisé sous ce nom. En philosophie, Edmund Husserl (1859-1938) a, en effet, fait une distinction entre ce qu’il appelait « mémoire par rétention » (mémoire à court terme) et « mémoire des ressouvenirs » (mémoire à long terme) grâce à une méthode spécifique dont il est le fondateur : la phénoménologie. La phénoménologie décèle l’essence de chaque chose en tant qu’objet de conscience, et Husserl s’intéresse alors à l’essence précise de la mémoire et analyse nos représentations en elles-mêmes. Le fait d’étudier le rapport de la conscience avec ce qu’elle détient permet de bien comprendre ce regard possible de la conscience sur elle-même et, par conséquent, de la mémoire elle-même. Husserl dresse une vision élaborée de la mémoire et révèle l’importance de son caractère linéaire, permettant l’identité du sujet. Husserl découvre une mémoire en nous constitutive, qui ressemble fortement à la mémoire que nous qualifions aujourd’hui de « mémoire de travail ». Dans cet article, nous effectuons une exégèse de l’évolution du concept de rétention dans l’œuvre de Husserl, et nous le rapprochons des théories actuelles de la mémoire, notamment la conception récente de Baddeley, intégrant le concept de buffer épisodique.Retention’s concept by E. Husserl: a constitutive memory at the roots of working memoryShort-term memory and long-term memory are two concepts largely used in neuropsychology with very strict definitions. The recent history of these concepts and of the models that utilise them (Baddeley’s working memory model, multisystems conceptions) is relatively well-known. However, their foundations have not been explicitly described. In philosophy, Edmund Husserl (1859-1938) has also made a distinction between memory recollection and memory retention. By giving the precise definition of each, this article tries to reveal a similarity in Husserl’s notion of retention with what we call today working memory, the memory constituting the time that has just passed. If Husserl already managed to define these two types of memory, he achieves this through the use of phenomenology. Phenomenology reveals the essence of memory and analyses our representations for what they are. Studying the link between consciousness and what it holds may serve to understand consciousness in itself and ultimately memory in itself. Husserl raises an elaborate view of memory and reveals the importance of its linear aspect, essential for the subject’s identity. In this way, Husserl depicts a particular memory, constitutive of ourselves, and closely related to what we now call “working memory”. In this article, we will attempt to make a link between Husserl’s concept of retention and Baddeley’s concept of working memory by integrating the notion of the episodic buffer.Cairn free access
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