Évaluation des troubles visuo-attentionnels chez l'enfant de quatre à six ans

Chez l’enfant scolarisé, la vision n’est en général évaluée qu’en termes d’acuité visuelle. Les troubles visuo-attentionnels restent donc très rarement recherchés, diagnostiqués et pris en charge. Afin de développer un outil susceptible de dépister ces troubles chez le jeune enfant, 14 épreuves de t...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autori principali: Vilayphonh, Marc, Cavézian, Céline, Laloum, Laurent, de Agostini, Maria, Watier, Laurence, Vasseur, Vivien, Chokron, Sylvie
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2009
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Chez l’enfant scolarisé, la vision n’est en général évaluée qu’en termes d’acuité visuelle. Les troubles visuo-attentionnels restent donc très rarement recherchés, diagnostiqués et pris en charge. Afin de développer un outil susceptible de dépister ces troubles chez le jeune enfant, 14 épreuves de type « papier-crayon » ont été complétées par des enfants tout-venant (n = 111), souffrant de troubles neurovisuels (n = 6), ou de troubles ophtalmologiques (n = 20), ou de dysphasie (n = 12). Les résultats observés dans le groupe tout-venant ont permis de retenir six épreuves, parfaitement réalisées par environ 80 % de ces enfants. Le groupe neurovisuel obtenait des scores inférieurs à ceux de cette population témoin dans les épreuves de poursuite visuelle et de figures enchevêtrées. Les groupes ophtalmologique et dysphasique obtenaient de meilleurs scores que le groupe tout-venant, respectivement, dans les épreuves de poursuite visuelle et d’appariement de formes. Les tests retenus pour la batterie semblent relativement spécifiques aux troubles neurovisuels et ne mettent pas en échec les enfants porteurs d’une dysphasie ou d’un trouble ophtalmologique d’origine périphérique. De plus, les scores de dépistage, établis sur un seuil de 5 %, ont pu être confirmés grâce au bilan neuropsychologique ultérieur des enfants dépistés.