Syndrome dysexécutif cognitif : un déficit de l'administrateur de la mémoire de travail ?

RésuméLe syndrome dysexécutif cognitif est secondaire à l’altération des processus cognitifs permettant d’élaborer et de contrôler volontairement les comportements dirigés vers un but. Ces processus cognitifs regroupent de nombreuses macrofonctions (planification, raisonnement, découverte de règles,...

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Autor principal: Lévy, Richard
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2009
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Descripció
Sumari:RésuméLe syndrome dysexécutif cognitif est secondaire à l’altération des processus cognitifs permettant d’élaborer et de contrôler volontairement les comportements dirigés vers un but. Ces processus cognitifs regroupent de nombreuses macrofonctions (planification, raisonnement, découverte de règles, etc.), reposant elles-mêmes sur des opérations élémentaires appartenant à la mémoire de travail. La conception psychologique de la mémoire de travail isole les systèmes de maintien de l’information en mémoire à court terme (les systèmes tampons) du système de gestion exécutive (l’administrateur central), manipulant et utilisant l’information maintenue en représentation mentale. Ce modèle psychologique a une pertinence anatomo-fonctionnelle, car il permet de dissocier les fonctions des cortex associatifs rétrorolandiques, indispensables pour le maintien en mémoire à court terme, du cortex préfrontal latéral dont les fonctions se superposent grandement à l’administrateur central de la mémoire de travail. Toutefois, si le syndrome dysexécutif cognitif correspond le plus souvent à une altération de l’administrateur central (terme qui tend progressivement à être remplacé par celui de « contrôle cognitif »), lui-même secondaire à un dysfonctionnement préfrontal, une vision connexionniste et interactive des fonctions cérébrales suppose que l’intégrité des fonctions exécutives dépend d’un réseau plus vaste, incluant les cortex associatifs rétrorolandiques, le cortex frontal orbitaire et médian et les ganglions de la base.