Environnement, génétique et épigénétique

À partir des années 1960, l’idée que la vaste majorité des maladies humaines ne sont ni le résultat d’une exposition environnementale isolée ni celui de la mutation d’un gène unique s’est imposée : le plus souvent, les effets des facteurs de risque génétiques et environnementaux se conjuguent. Quelq...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Gnansia, E.
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2017
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Descripció
Sumari:À partir des années 1960, l’idée que la vaste majorité des maladies humaines ne sont ni le résultat d’une exposition environnementale isolée ni celui de la mutation d’un gène unique s’est imposée : le plus souvent, les effets des facteurs de risque génétiques et environnementaux se conjuguent. Quelques années plus tard, des expériences ont montré que des modifications cellulaires acquises peuvent entraîner des changements persistants de l’expression des gènes et peuvent être transmises d’une génération à l’autre : on aborde le champ de l’épigénétique. Le présent article tend à expliquer ces mécanismes, et à citer des exemples de chacun d’eux. Les polluants de l’environnement à risque incluent par exemple les polluants de l’air, les métaux lourds (plomb et mercure), les retardateurs de flamme et certains pesticides. Les effets critiques examinés sont la croissance fœtale et la prématurité, le développement neurologique et cognitif, la santé respiratoire et immunologique, la croissance de l’enfant et l’obésité. Parmi les anomalies congénitales qui résultent d’une interaction gènes – environnement, les défauts de fermeture du tube neural, les fentes faciales et les cardiopathies sont fréquemment mentionnés. L’apport de la notion récente d’épigénétique est le fait que l’alimentation, l’air respiré et même les émotions pourraient influencer non seulement l’expression des gènes d’un individu, mais celle de ses enfants et de ses petits-enfants. Ainsi, la dénutrition, la suralimentation ou encore le stress sont susceptibles d’induire aux générations suivantes des pathologies aussi variées qu’obésité, diabète, allergies ou maladies cardiovasculaires. Les résultats des études citées pourraient avoir des conséquences importantes pour la connaissance des facteurs de risque, la prévention ou même le traitement de nombreuses maladies.