La mesure de la perfection
Une des thèses sans doute les plus controversées de la philosophie de Leibniz consiste à soutenir que l’univers actuel est le meilleur parmi tous les possibles. Dans cet article, nous proposons de mettre en lumière les fondements rationnels de cette doctrine, en étudiant plus particulièrement la m...
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| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2017
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RMM_174_0555RMMRevue de métaphysique et de morale https://shs.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2017-4-page-555?lang=fr https://doi.org/10.3917/rmm.174.0555 La mesure de la perfection Dony, Arthur2017 fre Revue de métaphysique et de morale | 96 | 4 | 2017-11-17 | p. 555-574 | 0035-1571 RMM_17497 Une des thèses sans doute les plus controversées de la philosophie de Leibniz consiste à soutenir que l’univers actuel est le meilleur parmi tous les possibles. Dans cet article, nous proposons de mettre en lumière les fondements rationnels de cette doctrine, en étudiant plus particulièrement la manière dont Leibniz tente de déterminer de façon objective la perfection du monde actuel. Dans un premier temps, nous montrerons comment Leibniz, à l’aide d’outils mathématiques inédits tels que le calcul des variations, parvient à fournir une mesure de la perfection à l’œuvre au sein de la nature. Nous envisagerons ensuite le concept de perfection à partir des développements que Leibniz y consacre dans sa métaphysique, en lien avec le concept d’harmonie comme « unité dans la diversité ». Ici encore, nous montrerons de quelle façon la conception leibnizienne de la perfection, bien que non exclusivement quantitative, rend néanmoins celle-ci susceptible d’une mesure déterminée. Après avoir envisagé quelques-unes de ses implications, en esthétique et en épistémologie, nous proposerons finalement d’évaluer cette théorie à l’aune de ses propres critères. Arguably one of the most controversial theses in Leibniz’s philosophy is that which holds that the actual universe is the best of all possible ones. Our aim in this paper is to cast a fresh light on the rational grounds of such a claim, by investigating the ways in which Leibniz attempts to objectively determine the perfection of the actual world. Thus, in the first instance, we will highlight how Leibniz, by means of innovative mathematical tools such as the calculus of variations, manages to provide a measure of the perfection at work within nature. Thereafter, we will consider more broadly the concept of perfection from a metaphysical point of view, in the light of the overall concept of harmony as “unity in diversity”. Here again, we will show how Leibniz’s theory of perfection, although not exclusively quantitative, allows to provide a definite measure of the latter. Finally, after considering some of its implications in aesthetics and epistemology, we will evaluate this theory according to its own criteria. Cairn free access |
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Une des thèses sans doute les plus controversées de la philosophie de Leibniz consiste à soutenir que l’univers actuel est le meilleur parmi tous les possibles. Dans cet article, nous proposons de mettre en lumière les fondements rationnels de cette doctrine, en étudiant plus particulièrement la manière dont Leibniz tente de déterminer de façon objective la perfection du monde actuel. Dans un premier temps, nous montrerons comment Leibniz, à l’aide d’outils mathématiques inédits tels que le calcul des variations, parvient à fournir une mesure de la perfection à l’œuvre au sein de la nature. Nous envisagerons ensuite le concept de perfection à partir des développements que Leibniz y consacre dans sa métaphysique, en lien avec le concept d’harmonie comme « unité dans la diversité ». Ici encore, nous montrerons de quelle façon la conception leibnizienne de la perfection, bien que non exclusivement quantitative, rend néanmoins celle-ci susceptible d’une mesure déterminée. Après avoir envisagé quelques-unes de ses implications, en esthétique et en épistémologie, nous proposerons finalement d’évaluer cette théorie à l’aune de ses propres critères.
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