Époché poème
Depuis son commencement chez Platon et Aristote, la philosophie se définit comme phénoménologie : comme un logos se portant lui-même à l'apparaître dans un pur intuitionner. Selon les derniers traits de sa philosophie dans la phénoménologie spéculative de Hegel et dans la phénoménologie trans...
Salvato in:
| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2013
|
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
cairn-RMM_133_0297 |
|---|---|
| record_format |
cairn |
| spelling |
cairn-RMM_133_0297RMMRevue de métaphysique et de morale https://shs.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2013-3-page-297?lang=fr https://doi.org/10.3917/rmm.133.0297 Époché poème Hamacher, Werner2013 fre Revue de métaphysique et de morale | 79 | 3 | 2013-09-03 | p. 297-329 | 0035-1571 RMM_13334 Depuis son commencement chez Platon et Aristote, la philosophie se définit comme phénoménologie : comme un logos se portant lui-même à l'apparaître dans un pur intuitionner. Selon les derniers traits de sa philosophie dans la phénoménologie spéculative de Hegel et dans la phénoménologie transcendantale de Husserl, se signalent sa réduction au phénomène Esprit et la thèse originaire de l'Ego à travers une « relève » et une « époché » qui, elles, ne semblent pas davantage réductibles. À la lecture d'un poème de Paul Celan – Parenthèse ouverte, parenthèse fermée – , il devient clair que la poésie trouve la manière de conduire encore le résidu transcendantal et spéculatif de la phénoménalité, de l'aisthesis et de la thesis à ses plus extrêmes limites, de dépasser celles-ci, d'exposer le résidu dans une aphénoménalité absolue et de parler avec ce reste dépourvu d'apparence et de parole.La parenthèse-rime de Celan autour des parenthèses de Husserl Philosophie definiert sich seit ihren Anfängen bei Platon und Aristoteles als Phänomenologie : als sich selbst im bloßen Anschauen zur Erscheinung bringender Logos. In ihren letzten Ausprägungen, in der spekulativen Phänomenologie Hegels und in Husserls transzendentaler Phänomenologie, zeigt sich ihre Reduktion auf das Phänomen Geist und die Urthesis des Ego in einer “Aufhebung” und einer “Epoché”, die ihrerseits nicht weiter reduzibel erscheinen. An einen Gedicht von Paul Celan – Klammer auf, Klammer zu – wird deutlich, wie Dichtung noch das transzendentale und spekulative Residuum der Phänomenalität, der Aisthesis und der Thesis an ihre äußerste Grenze und darüber hinaus führt, es einem schlechthin Aphänomenalen exponiert und mit diesem scheinlosen, sprachlosen Rest spricht.La parenthèse-rime de Celan autour des parenthèses de Husserl Philosophie definiert sich seit ihren Anfängen bei Platon und Aristoteles als Phänomenologie : als sich selbst im bloßen Anschauen zur Erscheinung bringender Logos. In ihren letzten Ausprägungen, in der spekulativen Phänomenologie Hegels und in Husserls transzendentaler Phänomenologie, zeigt sich ihre Reduktion auf das Phänomen Geist und die Urthesis des Ego in einer “Aufhebung” und einer “Epoché”, die ihrerseits nicht weiter reduzibel erscheinen. An einen Gedicht von Paul Celan – Klammer auf, Klammer zu – wird deutlich, wie Dichtung noch das transzendentale und spekulative Residuum der Phänomenalität, der Aisthesis und der Thesis an ihre äußerste Grenze und darüber hinaus führt, es einem schlechthin Aphänomenalen exponiert und mit diesem scheinlosen, sprachlosen Rest spricht.Cairn free access |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/Cairn/ |
| description |
Depuis son commencement chez Platon et Aristote, la philosophie se définit comme phénoménologie : comme un logos se portant lui-même à l'apparaître dans un pur intuitionner. Selon les derniers traits de sa philosophie dans la phénoménologie spéculative de Hegel et dans la phénoménologie transcendantale de Husserl, se signalent sa réduction au phénomène Esprit et la thèse originaire de l'Ego à travers une « relève » et une « époché » qui, elles, ne semblent pas davantage réductibles. À la lecture d'un poème de Paul Celan – Parenthèse ouverte, parenthèse fermée – , il devient clair que la poésie trouve la manière de conduire encore le résidu transcendantal et spéculatif de la phénoménalité, de l'aisthesis et de la thesis à ses plus extrêmes limites, de dépasser celles-ci, d'exposer le résidu dans une aphénoménalité absolue et de parler avec ce reste dépourvu d'apparence et de parole. |
| author |
Hamacher, Werner |
| spellingShingle |
Hamacher, Werner Époché poème |
| author_facet |
Hamacher, Werner |
| author_sort |
Hamacher, Werner |
| title |
Époché poème |
| title_short |
Époché poème |
| title_full |
Époché poème |
| title_fullStr |
Époché poème |
| title_full_unstemmed |
Époché poème |
| title_sort |
époché poème |
| publishDate |
2013 |
| container_title |
|
| container_issue |
|
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2013-3-page-297?lang=fr https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rmm.133.0297 |
| _version_ |
1877246739909443584 |