Infini mathématique et infini métaphysique : d'un bon usage de Leibniz pour lire Cues (... et d'autres)
RésuméIl est courant d’inscrire Leibniz dans une lignée qui, passant par Nicolas de Cues et Giordano Bruno, aurait marqué le triomphe de l’infini actuel dans la pensée moderne, qu’elle soit scientifique ou métaphysique. Pourtant Leibniz n’acceptait nullement un tel infini en mathématiques et s’en es...
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2011
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RMM_112_0203 |
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cairn-RMM_112_0203RMMRevue de métaphysique et de morale https://shs.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2011-2-page-203?lang=fr https://doi.org/10.3917/rmm.112.0203 Infini mathématique et infini métaphysique : d'un bon usage de Leibniz pour lire Cues (... et d'autres) Rabouin, David2011 fre Revue de métaphysique et de morale | 70 | 2 | 2011-05-26 | p. 203-220 | 0035-1571 RMM_11259 RésuméIl est courant d’inscrire Leibniz dans une lignée qui, passant par Nicolas de Cues et Giordano Bruno, aurait marqué le triomphe de l’infini actuel dans la pensée moderne, qu’elle soit scientifique ou métaphysique. Pourtant Leibniz n’acceptait nullement un tel infini en mathématiques et s’en est expliqué à diverses reprises de manière particulièrement claire. Dans cet article, je voudrais rappeler cette position élaborée dès le début du séjour parisien (Accessio ad Arithmeticam infinitorum, fin 1672) et montrer son effectivité dans l’élaboration du « fictionalisme » leibnizien en ce qui concerne les infiniment petits. Rappelant les différentes stratégies de comparaison entre les pensées de Leibniz et Nicolas de Cues, je voudrais indiquer la manière dont des textes récemment édités permettent aujourd’hui une meilleure appréciation de l’écart qui peut les séparer.It is a common view that Leibniz was an important actor in the grandiose epic which brought about the modern triumph of the scandalous “actual Infinite”, via the thought of Nicolas of Cusa or Giordano Bruno. However, Leibniz did not accept such an infinite in Mathematics and clearly explained the reasons for this refusal on many different occasions. In this paper, I would like to call to mind this position laid out as early as the beginning of his Parisian Stay (Accessio ad Arithmeticam infinitorum, end of 1672) and indicate how effective it was in the development of his “fictionalism”. Reviewing the different strategies of comparison between Leibniz and Cusa, I would like to indicate how we can appreciate it on the ground of recently published documents.Cairn free access |
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RésuméIl est courant d’inscrire Leibniz dans une lignée qui, passant par Nicolas de Cues et Giordano Bruno, aurait marqué le triomphe de l’infini actuel dans la pensée moderne, qu’elle soit scientifique ou métaphysique. Pourtant Leibniz n’acceptait nullement un tel infini en mathématiques et s’en est expliqué à diverses reprises de manière particulièrement claire. Dans cet article, je voudrais rappeler cette position élaborée dès le début du séjour parisien (Accessio ad Arithmeticam infinitorum, fin 1672) et montrer son effectivité dans l’élaboration du « fictionalisme » leibnizien en ce qui concerne les infiniment petits. Rappelant les différentes stratégies de comparaison entre les pensées de Leibniz et Nicolas de Cues, je voudrais indiquer la manière dont des textes récemment édités permettent aujourd’hui une meilleure appréciation de l’écart qui peut les séparer. |
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