Perfection, harmonie et choix divin chez Leibniz : en quel sens le monde est-il le meilleur ?

RésuméQu’est-ce qui fait, selon Leibniz, que notre monde peut être dit le meilleur possible ? Plusieurs interprétations, qu’il n’est pas toujours possible de concilier, ont été proposées. Il serait le meilleur, parce qu’en lui les créatures raisonnables obtiendraient le plus de félicité, parce qu’il...

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Auteur principal: Rateau, Paul
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2011
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spelling cairn-RMM_112_0181RMMRevue de métaphysique et de morale https://shs.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2011-2-page-181?lang=fr https://doi.org/10.3917/rmm.112.0181 Perfection, harmonie et choix divin chez Leibniz : en quel sens le monde est-il le meilleur ? Rateau, Paul2011 fre Revue de métaphysique et de morale | 70 | 2 | 2011-05-26 | p. 181-201 | 0035-1571 RMM_11258 RésuméQu’est-ce qui fait, selon Leibniz, que notre monde peut être dit le meilleur possible ? Plusieurs interprétations, qu’il n’est pas toujours possible de concilier, ont été proposées. Il serait le meilleur, parce qu’en lui les créatures raisonnables obtiendraient le plus de félicité, parce qu’il réaliserait la plus grande quantité d’être et de réalité au total, ou encore parce qu’il serait celui qui associe les lois les plus simples avec les phénomènes les plus riches et les plus variés. L’objet de cet article est de montrer que le meilleur est à comprendre au sens de la méthode de Formis optimis, c’est-à-dire comme ce qui renvoie, dans un genre donné, à la forme la plus déterminée. Celle-ci est à la fois unique et la plus rationnelle. Ainsi, la perfection du monde ne vient pas de ce qu’il concentrerait la plus grande quantité d’essence et de bien (perfection quantitative), mais de ce qu’il constitue l’ordre le plus intelligible, où chaque chose, sans être forcément la plus parfaite en elle-même, contribue pourtant à l’harmonie universelle, cette unité d’une multiplicité qui remplit au mieux les fins divines (perfection qualitative).For Leibniz, what makes our world be the best ? Several interpretations not always compatible have been proposed. It would be the best, insofar as it would maximize the happiness of reasonable creatures, or insofar as it would achieve the largest quantity of being and reality as a whole, or insofar as it would combine the simplest laws with the richest and most varied phenomena. The aim of this paper is to show that the best is to be understood in the sense of the method de Formis optimis, as what refers, for a given sort of things, to the most determined form, which is both unique and the most rational one. Thus, the perfection of the world does not result from its containing the largest quantity of essence and of good (quantitative perfection), but from its forming the most intelligible order, in which every single thing, without being necessarily the best in itself, nevertheless contributes to the universal harmony, that is to the unity of a manifold fulfilling the divine ends in the best possible way ( qualitative perfection).Cairn free access
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