Conduire ou séduire la raison ?

L’ article analyse l’ influence des émotions et de la rhétorique dans le raisonnement pratique. Suivant Aristote, on souligne ici le rôle essentiel des émotions dans les décisions et les actions, mais il est extrêmement ambivalent. La première partie (I.) présente la relation problématique entre la...

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Autor principal: Ebbersmeyer, Sabrina
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2010
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RMM_102_0233RMMRevue de métaphysique et de morale https://shs.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2010-2-page-233?lang=fr https://doi.org/10.3917/rmm.102.0233 Conduire ou séduire la raison ? Ebbersmeyer, Sabrina2010 fre Revue de métaphysique et de morale | 66 | 2 | 2010-06-02 | p. 233-248 | 0035-1571 RMM_10226 L’ article analyse l’ influence des émotions et de la rhétorique dans le raisonnement pratique. Suivant Aristote, on souligne ici le rôle essentiel des émotions dans les décisions et les actions, mais il est extrêmement ambivalent. La première partie (I.) présente la relation problématique entre la philosophie et le raisonnement rationnel d’ une part et la rhétorique et les émotions de l’ autre. Ensuite on analysera les arguments d’ Aristote dans sa Rhétorique contre (II.) et pour (III.) l’ excitation des émotions dans les discours politiques. La dernière partie (IV.) suggère deux éléments de discussion : comment et pourquoi la conception aristotélicienne des émotions pourrait-elle apporter une contribution dans le débat contemporain sur les émotions ? Car, d’ une part, celui-ci est marqué par l’ approche cognitiviste qui néglige la dimension sociale des émotions. D’ autre part, la thèse aristotélicienne remet en question notre conception d’animal rationale et engage une nouvelle appréciation de la composante émotionnelle de la nature humaine. The paper investigates the impact of emotion and rhetoric for practical reasoning. With regard to Aristotle’ s theory of emotion, it is argued for the thesis that the role of emotion is essential for acting and decision making, but highly ambivalent in character. The first part (I.) presents the thesis and discuss the problematic relationship between philosophy and rational reasoning on the one side and rhetoric and emotional arousal on the other. The next two parts analyse Aristotle’ s arguments presented in his Rhetoric against (II.) and for (III.) arousal of emotions in political speech. The last part (IV.) outlines two arguments : how and why the Aristotelian account of emotion can add to contemporary philosophical discussion of emotions ? First, as the current debate on emotion is strongly shaped by a cognitivistic approach focusing on the cognitive requisites of emotion, the Aristotelian theory brings back in the political and social dimension of emotion, which has been neglected in current research. Second, the Aristotelian account of emotion challenges our self-conception as animal rationale and requires a reevaluation and recognition of the emotional components of human nature.Cairn free access
language Français
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description L’ article analyse l’ influence des émotions et de la rhétorique dans le raisonnement pratique. Suivant Aristote, on souligne ici le rôle essentiel des émotions dans les décisions et les actions, mais il est extrêmement ambivalent. La première partie (I.) présente la relation problématique entre la philosophie et le raisonnement rationnel d’ une part et la rhétorique et les émotions de l’ autre. Ensuite on analysera les arguments d’ Aristote dans sa Rhétorique contre (II.) et pour (III.) l’ excitation des émotions dans les discours politiques. La dernière partie (IV.) suggère deux éléments de discussion : comment et pourquoi la conception aristotélicienne des émotions pourrait-elle apporter une contribution dans le débat contemporain sur les émotions ? Car, d’ une part, celui-ci est marqué par l’ approche cognitiviste qui néglige la dimension sociale des émotions. D’ autre part, la thèse aristotélicienne remet en question notre conception d’animal rationale et engage une nouvelle appréciation de la composante émotionnelle de la nature humaine.
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