Le Haut Lieu du soi : une disputatiothéologique et phénoménologique

Au lieu de soi marque un Haut Lieu du soi. Dans cette perspective, la hauteur du sujet s’acquiert par la verticalité (transcendance), et non pas uniquement par l’horizontalité (immanence). Interrogeant l’ambition d’une approche de saint Augustin du point de vue de saint Augustin lui-même, on montrer...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Falque, Emmanuel
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2009
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RMM_093_0363RMMRevue de métaphysique et de morale https://shs.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2009-3-page-363?lang=fr https://doi.org/10.3917/rmm.093.0363 Le Haut Lieu du soi : une disputatiothéologique et phénoménologique Falque, Emmanuel2009 fre Revue de métaphysique et de morale | 63 | 3 | 2009-09-07 | p. 363-390 | 0035-1571 RMM_0933 Au lieu de soi marque un Haut Lieu du soi. Dans cette perspective, la hauteur du sujet s’acquiert par la verticalité (transcendance), et non pas uniquement par l’horizontalité (immanence). Interrogeant l’ambition d’une approche de saint Augustin du point de vue de saint Augustin lui-même, on montrera d’abord le mérite d’un tel renouvellement dans le cadre de la philosophie comme telle : la question de l’homme, le poids du soi, et le statut de l’éros. Une noble « disputatio théologique et phénoménologique » cependant naîtra dans la confrontation avec d’autres ouvrages (en particulier Dieu, la chair et l’autre. D’Irénée à Duns Scot [PUF, « Épiméthée », 2008]) : doit-on nécessairement « dépasser » la métaphysique dans un tiers ordre, ou ne convient-il pas plutôt de la « transformer de l’intérieur » dans le geste que semble avoir accompli le Docteur d’Hippone lui-même ? Il en va ici du statut de la philosophie dans son rapport à la métaphysique et à la théologie, mais aussi de la possibilité d’une « nouvelle pratique phénoménologique de la philosophie médiévale », pour aujourd’hui comme pour demain.In Place of the Self marks what we might call a « high point of the self ». From this exalted perspective the measure of the subject is taken in its verticality (transcendence) and not simply its horizontality (immanence). Jean-Luc Marion approaches St. Augustine from the point of view of St. Augustine himself, and in this article I show first the merit of such an approach within a philosophical framework, its relevance to topics such as the question of man, the burden of the self and the status of eros. A significant « theological and phenomenological disputatio » does, however, arise when In Place of the Self is put up against other works (in particular against God, the Flesh and the Other : from Irenæus to Duns Scotus [PUF, « Épiméthée », 2008]). Do we have to « overcome » metaphysics by moving to another order of analysis ? Is it not better to work from the inside, in the way that St. Augustine himself did ? I consider here the status of philosophy in connection with metaphysics and theology, but also the possibility of a « new phenomenological practice of medieval philosophy » which is as much for today as for tomorrow.Cairn free access
language Français
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description Au lieu de soi marque un Haut Lieu du soi. Dans cette perspective, la hauteur du sujet s’acquiert par la verticalité (transcendance), et non pas uniquement par l’horizontalité (immanence). Interrogeant l’ambition d’une approche de saint Augustin du point de vue de saint Augustin lui-même, on montrera d’abord le mérite d’un tel renouvellement dans le cadre de la philosophie comme telle : la question de l’homme, le poids du soi, et le statut de l’éros. Une noble « disputatio théologique et phénoménologique » cependant naîtra dans la confrontation avec d’autres ouvrages (en particulier Dieu, la chair et l’autre. D’Irénée à Duns Scot [PUF, « Épiméthée », 2008]) : doit-on nécessairement « dépasser » la métaphysique dans un tiers ordre, ou ne convient-il pas plutôt de la « transformer de l’intérieur » dans le geste que semble avoir accompli le Docteur d’Hippone lui-même ? Il en va ici du statut de la philosophie dans son rapport à la métaphysique et à la théologie, mais aussi de la possibilité d’une « nouvelle pratique phénoménologique de la philosophie médiévale », pour aujourd’hui comme pour demain.
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