La définition des « bons sentiments » en question
Cet article interroge un fait de langage : l’emploi de l’expression de « bons sentiments » impliquant un sens critique et une attitude de rejet. La généralisation de cet usage est ici mise en évidence. De Louis Althusser se méfiant de la pensée « camusienne » à la mise en garde de Pierre Nora con...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2009
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cet article interroge un fait de langage : l’emploi de l’expression de
« bons sentiments » impliquant un sens critique et une attitude de rejet. La généralisation
de cet usage est ici mise en évidence. De Louis Althusser se méfiant de la pensée
« camusienne » à la mise en garde de Pierre Nora contre l’empire des bons sentiments
au détriment de la vertu, les rangs de la critique publique des émotions se sont étoffés.
Quelles sont les motivations d’une telle attitude critique ? Quels en sont les effets ?
Dans la mesure où l’emploi critique de l’expression de « bons sentiments » paraît
manifester une méconnaissance de la nature des phénomènes affectifs, la question soulevée ici en dernière instance consiste à se demander si nous ne sommes pas confrontés
à un cas de déférence langagière sans expertise, situation qui interpelle les compétences
d’analyse logique et de définition conceptuelle de la philosophie. |
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