Une métaphysique des possessions.

Cet article a pour principal objet de suivre la mise en place d’une « métaphysique des possessions » qui trouve son origine dans l’œuvre de Gabriel Tarde. Elle se caractérise par une substitution ; à l’analyse des fondements et de l’exercice du pouvoir, elle oppose des questions d’un tout autre o...

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Auteur principal: Debaise, Didier
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2009
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spelling cairn-RMM_084_0447RMMRevue de métaphysique et de morale https://shs.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2008-4-page-447?lang=fr https://doi.org/10.3917/rmm.084.0447 Une métaphysique des possessions. Debaise, Didier2009 fre Revue de métaphysique et de morale | 60 | 4 | 2009-02-24 | p. 447-460 | 0035-1571 RMM_08475 Cet article a pour principal objet de suivre la mise en place d’une « métaphysique des possessions » qui trouve son origine dans l’œuvre de Gabriel Tarde. Elle se caractérise par une substitution ; à l’analyse des fondements et de l’exercice du pouvoir, elle oppose des questions d’un tout autre ordre, à la fois plus immatérielles et plus microscopiques : comment s’opère la possession d’un être (qu’il soit physique, biologique ou technique) par un autre ? Que signifie être possédé par une croyance ou un désir ? Par quelles voies se transmettent les idées et les inventions dans une société donnée ? Sous l’apparente diversité de ces questions, il est possible de repérer des dynamiques communes. C’est la fonction de la « métaphysique » selon Tarde : rendre compte de principes génériques engagés tout au long de la chaîne des organisations sociales, des formes les plus primaires de l’association biologique aux formes les plus élaborées des sociétés. Notre hypothèse est que se met en place, à partir de Tarde, une « métaphysique empirique » qui définit un axe de pensée, resté longtemps minoritaire dans la philosophie française, dont ont hérité des philosophes aussi différents que H. Bergson, G. Simondon, R. Ruyer ou encore G. Deleuze et F. Guattari, et qui trouve aujourd’hui une nouvelle actualité.This article aims at following the construction of a “metaphysics of possession” which finds its origin in G. Tarde’s philosophy. This metaphysics is characterized by a substitution : to the analysis of the foundations of power it opposes completely different kinds of questions that are more immaterial and more microscopic, such as : how can a being (physical, biological or technical) possess another one ? What does it mean to be possessed by a belief or a desire ? By which ways do ideas and inventions diffuse themselves within a given society ? Under the apparent diversity of these questions, however, it is possible to identify common dynamics. The function of “metaphysics” according to Tarde is to express generic principles that are engaged in the chain of social organizations, from primary biological assemblages up to the most elaborate social associations. Our hypothesis is that taking Tarde as a starting point, an “empiricist metaphysic” emerged in the context of French philosophy, whose inheritors are philosophers as different as H. Bergson, G. Simondon, R. Ruyer, G. Deleuze and F. Guattari, and which is the object of a new rediscovery today.Cairn free access
language Français
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