Démocratie participative et conflit
Dans certaines sociétés démocratiques, nous connaîtrions un âge de « dissolution du politique ». Dans sa forme politique, cette tendance s’exprimerait selon deux modalités : la distanciation à l’égard des institutions politiques et l’exacerbation de la fonction de contrôle et de surveillance du po...
محفوظ في:
| المؤلف الرئيسي: | |
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2008
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Dans certaines sociétés démocratiques, nous connaîtrions un âge de « dissolution du politique ». Dans sa forme politique, cette tendance s’exprimerait selon deux
modalités : la distanciation à l’égard des institutions politiques et l’exacerbation de la
fonction de contrôle et de surveillance du pouvoir politique. Face à une telle montée en
puissance du « citoyen-surveillant », et afin de lutter contre la défiance qu’exprime son
intense activisme, les gouvernants sont naturellement portés à s’investir plus ou moins
résolument dans la mise en place et le fonctionnement de dispositifs participatifs. Il en
résulte une tension au sein même de ces dispositifs, qui tient au fait qu’ils sont le plus
souvent institués pour capter et neutraliser les ressources de la « souveraineté négative »,
alors même qu’ils cherchent à abolir cette distanciation et à recadrer la fonction de surveillance assumée par le citoyen pour le conduire à réintervenir dans le cadre des contraintes inhérentes au rôle de producteur (même très indirect) de la décision collective. |
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