La signification de Nicod pour la phénoménologie de Wittgenstein

Quoique l’on ne trouve qu’un nombre limité de références à Nicod dans les manuscrits de la période dite « intermédiaire » de Wittgenstein, une lecture attentive de La Géométrie dans le monde sensible s’avère pourtant décisive pour comprendre la nature du projet phénoménologique de Wittgenstein de...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Soutif, Ludovic
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2005
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RMM_052_0215
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spelling cairn-RMM_052_0215RMMRevue de métaphysique et de morale https://shs.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2005-2-page-215?lang=fr https://doi.org/10.3917/rmm.052.0215 La signification de Nicod pour la phénoménologie de Wittgenstein Soutif, Ludovic2005 fre Revue de métaphysique et de morale | 46 | 2 | 2005-06-01 | p. 215-243 | 0035-1571 RMM_05269 Quoique l’on ne trouve qu’un nombre limité de références à Nicod dans les manuscrits de la période dite « intermédiaire » de Wittgenstein, une lecture attentive de La Géométrie dans le monde sensible s’avère pourtant décisive pour comprendre la nature du projet phénoménologique de Wittgenstein de la fin des années vingt. Nous nous proposons de montrer que la prise en compte ainsi que la reformulation du problème posé par Nicod en 1924, celui de la nature de la relation d’inclusion spatiale, conduit Wittgenstein à remplacer dès 1929 l’ancien critère logique du simple et du complexe (celui du Tractatus logico-philosophicus) par un critère phénoménologico-grammatical inédit et désabsolutisé applicable à toute donnée visuelle quelle qu’elle soit. Plus généralement, la priorité donnée par Wittgenstein au visuel dans son « investigation phénoménologique des impressions sensorielles » trouve sa meilleure justification dans l’esquisse par Nicod d’une géométrie de la vision à la fois complète et indépendante. Nous montrons en particulier que les propriétés structurales du champ visuel mises au jour par Nicod dans sa construction (diversité et simultanéité des places sensibles, coloréité) sont tacitement utilisées par Wittgenstein pour justifier la possibilité d’une description phénoménologique conçue, précisément, comme description des places ou « localités » constitutives de cet espace perceptif.Although Wittgenstein’s manuscripts from the transitional period contain only a few references to Nicod, a careful reading of Geometry in the Sensible World proves to be decisive for gaining a proper understanding of Wittgenstein’s phenomenology of the late 1920s. This paper argues that Wittgenstein recasts the problem first stated by Nicod regarding the nature of the relation of spatial inclusion in such a manner that in 1929 he is led to replace the old Tractarian criterion of simplicity and complexity with a new deabsolutised phenomenologico-grammatical criterion applicable to any type of visual data whatsoever. More generally, the priority given by Wittgenstein to the visual finds its greatest justification in Nicod’s construction of a complete and self-contained geometry of vision. The structural properties displayed by Nicod as those of the visual field (simultaneity and diversity of the sensible places, colourness) are tacitly utilised by Wittgenstein to argue in favour of the possibility of a phenomenological description, thought of as a description of the places in visual space.Cairn free access
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