Penser la peine
Dans le rapport qui s’établit, chez Hegel, entre le crime et la peine, c’est toute la validité du procès dialectique (et de son immanence) qui se joue en tant qu’il ne doit laisser place à aucune irrationalité. Penser la rationalité de la peine signifie, dans ce cadre, penser la continuité entre...
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
2003
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| 總結: | Dans le rapport qui s’établit, chez Hegel, entre le crime et la peine, c’est
toute la validité du procès dialectique (et de son immanence) qui se joue en tant qu’il
ne doit laisser place à aucune irrationalité. Penser la rationalité de la peine signifie,
dans ce cadre, penser la continuité entre la volonté qui commet le crime et celle qui, en
voulant la sanction, rejoint l’universel. C’est donc bien du point de vue du criminel qu’il
faut se placer pour avoir une chance de saisir la vérité du droit pénal. Le crime, en
même temps qu’il s’inscrit dans un ordre déjà régi par le droit, manifeste la finitude du
droit abstrait, c’est-à-dire son incapacité à fournir un modèle de reconnaissance adéquat
aux exigences de l’esprit. Dès lors, le passage à la « moralité » s’impose qui prend en
charge la subjectivité agissante dans toute sa complexité et au cours d’un processus où
le bien ne lui apparaît plus comme une contrainte. Mais ce passage n’est pas sans
ambiguïté : Hegel nous met aussi en garde contre toute moralisation prématurée de la
peine (sous la forme de la « vengeance ») : le droit pénal n’accède véritablement à
l’effectivité qu’au terme de son institutionnalisation dans la « société civile ». |
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