Conscience-morale et certitude de soi dans les Principes de la philosophie du droit de Hegel
La section des Principes de la philosophie du droit concernant « Le Bien et la conscience-morale » développe la dialectique de la subjectivité morale au sens strict. Il s’agit du procès par lequel le point de vue moral subjectif, dès lors qu’il se porte à l’absolu, conduit à l’impossibilité pour...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2003
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La section des Principes de la philosophie du droit concernant « Le Bien
et la conscience-morale » développe la dialectique de la subjectivité morale au sens
strict. Il s’agit du procès par lequel le point de vue moral subjectif, dès lors qu’il se
porte à l’absolu, conduit à l’impossibilité pour la conscience morale formelle de délivrer
un critère réel de l’action, de sorte que Hegel déplace le Mal de son lieu traditionnel
(le libre arbitre) pour en faire l’un des possibles de la conscience morale elle-même.
Trois points sont en outre à noter : 1. la fécondité maintenue, pour une part, de la
moralité subjective, qui ne s’épuise pas dans le subjectivisme moral ; 2. l’originalité de
ce passage au sein du corpus hégélien : la contradiction ne travaille pas ici la dualité
de la conscience (Phénoménologie de l’esprit) ou de l’idée du bien (Science de la logique)
et du monde, mais une opposition interne à la volonté, entre sa subjectivité immédiate
et son essence abstraite; 3. le rapport Hegel-Kant qui se joue ici, car si la réception
du kantisme par Fichte peut faire office de confirmation historique de la dialectique de
la conscience morale, c’est au prix de deux déplacements décisifs, l’un opéré par Fichte,
l’autre par Hegel lui-même. |
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