Fichte et l'actuelle querelle des arguments transcendantaux

Après avoir montré que, dans le débat qui « domine la philosophie analytique de la fin du XXe siècle », à savoir la « querelle des arguments transcendantaux », trois questions restaient en suspens (celle de la finalité, de la spécificité et de la fécondité de l’argumentation transcendantale), l’au...

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Autor principal: Thomas-Fogiel, Isabelle
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2003
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spelling cairn-RMM_034_0489RMMRevue de métaphysique et de morale https://shs.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2003-4-page-489?lang=fr https://doi.org/10.3917/rmm.034.0489 Fichte et l'actuelle querelle des arguments transcendantaux Thomas-Fogiel, Isabelle2003 fre Revue de métaphysique et de morale | 40 | 4 | 2003-12-01 | p. 489-511 | 0035-1571 RMM_03420 Après avoir montré que, dans le débat qui « domine la philosophie analytique de la fin du XXe siècle », à savoir la « querelle des arguments transcendantaux », trois questions restaient en suspens (celle de la finalité, de la spécificité et de la fécondité de l’argumentation transcendantale), l’auteur s’étonne que ces trois questions de l’actuelle « querelle des arguments transcendantaux » n’aient pas été posées à ceux qui se réclamèrent de la philosophie transcendantale, et tout particulièrement à Fichte. De fait, il peut y avoir quelque intérêt à reprendre le débat à partir de Fichte car, si chez Kant seules deux occurrences de l’argument transcendantal peuvent être véritablement prises au sérieux, il se trouve, en revanche, que l’ensemble de la Doctrine de la science peut-être pensé comme le déploiement le plus accompli de ce que Strawson nommait l’argumentation transcendantale. Plus encore, cette structure argumentative (qui confère unité et continuité aux différentes versions de la doctrine de la science et, par suite, définit et qualifie au premier chef la philosophie de Fichte) permet de thématiser une argumentation transcendantale qui dépasse certaines faiblesses de l’argument transcendantal de Strawson. Dès lors, pourquoi ne pas poser à Fichte ces questions qui dominent le débat de la philosophie analytique aujourd’hui, à savoir : quel est le lien qu’entretient l’argumentation transcendantale avec le scepticisme, quelle est la spécificité de ce type d’argument et enfin quelle en est la fécondité ?The major debate within late twentieth-century analytical philosophy turns around the question of the finality, specificity and fecundity of transcendental arguments. Amazingly enough, however, this debate was never pursued in reference to specifically transcendental philosophers. In this respect, it is to be noted that while only two instances of transcendental argumentation may be taken seriously in the works of Kant, Fichte’s Doctrine of Science is truly the most accomplished and systematic development of what Strawson called transcendental argumentation. More than that, Fichte’s mode of argumentation is what gives unity and continuity to the successive versions of his doctrine of science, thus suggesting a form of transcendental argument that allows to overcome a number of weak points in Strawson’s own definition. In this perspective, it becomes necessary and useful to reassess in the light of Fichte’s philosophy these major questions raised by today’s analytical philosophy : How is transcendental argumentation related to skepticism ? How original and specific is it ? And, last but not least, how productive is it ?Cairn free access
language Français
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