L'identité de l'objet : l'héritage humien de Quine
Nous montrons comment Quine hérite de Hume certains aspects de sa conception de l’objet physique. L’un et l’autre, examinant l’étendue de la garantie empirique de nos concepts, soutiennent que l’identité de l’objet n’est pas suffisamment déterminée par l’expérience. Chez Quine, cette thèse est fo...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2003
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Nous montrons comment Quine hérite de Hume certains aspects de sa
conception de l’objet physique. L’un et l’autre, examinant l’étendue de la garantie
empirique de nos concepts, soutiennent que l’identité de l’objet n’est pas suffisamment
déterminée par l’expérience. Chez Quine, cette thèse est fondée sur l’indétermination
de la référence, chez Hume sur une analyse de l’identité comme fiction de l’imagination.
Quine, déterminant ainsi sa situation propre dans une histoire subjective de l’empirisme,
voit cette analyse comme la perception confuse du fait que l’identité apparaît dans le
système conceptuel seulement lors de l’acquisition de la référence divisée. Nous montrons
comment les deux philosophes font alors face à une même tension, entre les exigences
d’une construction empiriste des concepts à partir du matériau empirique et la dénégation d’une détermination complète. Nous montrons ainsi comment le rejet quinien du
dogme du réductionnisme trouve une de ses racines dans le Traité de Hume. |
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