À quelles conditions peut-on parler de « matière » dans le Timée de Platon ?

Dans le Timée, l’hypothèse de la khóra, qu’il faut se garder d’identifier avec la húle aristotélicienne, permet de rendre compte du fait que les choses sensibles sont radicalement différentes de leur modèle intelligible. Or, la constitution mathématique des éléments à partir de la khóra mène à la...

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Autore principale: Brisson, Luc
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2003
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Dans le Timée, l’hypothèse de la khóra, qu’il faut se garder d’identifier avec la húle aristotélicienne, permet de rendre compte du fait que les choses sensibles sont radicalement différentes de leur modèle intelligible. Or, la constitution mathématique des éléments à partir de la khóra mène à la contradiction suivante : dans l’univers platonicien, il faut tenir compte à la fois du continu qui doit caractériser la khóra, et du discontinu qu’instaurent inéluctablement les polyèdres réguliers auxquels sont associés les éléments. La physique platonicienne n’est donc ni un atomisme, comme celui proposé par Leucippe et Démocrite, ni une physique du continu, comme celle admise par Parménide et Zénon.