Remarques préliminaires sur l'intitulé de ce numéro

Diderot aimait le poème de Lucrèce, dont la lecture l’a tôt introduit à la philosophie des atomistes anciens. Avec le Rêve de d’Alembert, il semble avoir voulu écrire un De rerum natura moderne, exposant les hypothèses les plus audacieuses de sa philosophie naturelle. La manière dont il est influ...

Volledige beschrijving

Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Hoofdauteurs: Monnoyer, Jean-Maurice, Nef, Frédéric
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2002
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Omschrijving
Samenvatting:Diderot aimait le poème de Lucrèce, dont la lecture l’a tôt introduit à la philosophie des atomistes anciens. Avec le Rêve de d’Alembert, il semble avoir voulu écrire un De rerum natura moderne, exposant les hypothèses les plus audacieuses de sa philosophie naturelle. La manière dont il est influencé par son modèle apparaît toutefois complexe. S’il prend manifestement le contre-pied de certaines thèses atomistes, notamment en ce qui concerne l’origine des vivants, c’est sans doute par fidélité à un principe profondément épicurien, celui de l’autonomie radicale des forces naturelles, qu’il doit défendre sur de nouvelles bases. Au-delà de la lettre des énoncés, on peut retrouver ainsi dans le Rêve la trace des grands schèmes d’intelligibilité caractéristiques du De rerum natura, ainsi qu’un mode d’écriture poétique propre à alimenter l’imagination spéculative inspiré de Lucrèce.