Notes critiques

Le parcours de Victor Basch, germaniste d’origine allemande d’abord professeur de littérature étrangère à la fin du XIXe siècle puis d’esthétique dans les années 1920-1930, illustre tout particulièrement l’importance des transferts franco-allemands qui ont présidé à l’institutionnalisation de l’e...

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Auteur principal: Trautmann-Waller, Céline
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2002
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spelling cairn-RMM_022_0091RMMRevue de métaphysique et de morale https://shs.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2002-2-page-91?lang=fr https://doi.org/10.3917/rmm.022.0091 Notes critiques Trautmann-Waller, Céline2002 fre Revue de métaphysique et de morale | 34 | 2 | 2002-06-01 | p. 91-104 | 0035-1571 RMM_02273 Le parcours de Victor Basch, germaniste d’origine allemande d’abord professeur de littérature étrangère à la fin du XIXe siècle puis d’esthétique dans les années 1920-1930, illustre tout particulièrement l’importance des transferts franco-allemands qui ont présidé à l’institutionnalisation de l’esthétique en France. Parti de la nécessité d’établir la réflexion sur l’art sur des bases non normatives, Basch devint un introducteur privilégié de l’esthétique psychologique allemande en France. En suivant le cheminement de Basch, cet article veut montrer autant la place essentielle qu’a occupée à travers lui l’esthétique allemande dans le contexte français, que les limites de ses analyses des processus « sympathiques » permettant, selon lui, autant la création que la jouissance artistique ou le travail du chercheur en esthétique. Malgré l’insistance sur l’expérimentation ces analyses finissent par cantonner le beau dans une sphère idéale et déterminèrent ainsi les réticences de Basch face aux analyses sociologiques de l’art et sa participation à un discours dualiste sur l’Allemagne.Der Weg von Victor Basch, ein französischer Germanist deutschen Ursprungs der zuerst am Ende des 19. Jahrhunderts fremde Literaturen lehrte und dann, in den 20er und 30er Jahren, Professor für Ästhetik war, veranschaulicht besonders deutlich die Rolle der deutsch-französischen Kulturtransfers, die die Institutionalisierung der Ästhetik in Frankreich begleiteten. Von der Notwendigkeit ausgegangen, die moderne Ästhetik auf einer nicht normativen Basis aufzubauen, wurde Basch ein privilegierter Einführer der deutschen psychologischen Ästhetik in Frankreich. Indem er der Entwicklung von Baschs Denken folgt, will dieser Artikel sowohl die wesentliche Stellung die er, und durch ihn die deutsche Ästhetik, im französischen Kontext hatten, zeigen, als auch die Grenzen seiner Analysen der auf Sympathie begründeten Prozesse, die künstlerisches Schaffen und Genuß und die Untersuchungen des Ästhetikers ermöglichen würden, und die bei ihm, trotz der Umwege über die Experimentierung, zu einer Begrenzung des Schönen in einer idealen Sphäre führen und somit seine Reserven gegenüber den soziologischen Analysen der Kunst und seine Beteiligung an einem dualistischen Diskurs über Deutschland bestimmten.Cairn free access
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