Un peuple métaphysique
Dans son auto-compréhension, la philosophie allemande prend conscience d’elle-même, dans l’après-Kant, comme d’une philosophie « germanique et provinciale », revendiquant ainsi, contre l’universalité prétendue de la langue française et des « philosophes », sa particularité qui devient bientôt « na...
Gespeichert in:
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|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2001
|
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RMM_013_0321 |
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cairn-RMM_013_0321RMMRevue de métaphysique et de morale https://shs.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2001-3-page-321?lang=fr https://doi.org/10.3917/rmm.013.0321 Un peuple métaphysique Courtine, Jean-François2001 fre Revue de métaphysique et de morale | 31 | 3 | 2001-09-01 | p. 321-343 | 0035-1571 RMM_01343 Dans son auto-compréhension, la philosophie allemande prend conscience d’elle-même, dans l’après-Kant, comme d’une philosophie « germanique et provinciale », revendiquant ainsi, contre l’universalité prétendue de la langue française et des « philosophes », sa particularité qui devient bientôt « nationale ». Ce sont les effets paradoxaux de ce renversement, lié à la réception française de Kant, puis de l’idéalisme allemand, qu’envisage la présente contribution, au fil conducteur des réflexions de Schelling et de sa correspondance avec Victor Cousin.German philosophy, in its selfunderstanding, becomes aware of itself after Kant as being a « germanic and provincial » philosophy, claiming thereby its peculiarity which becomes soon « national » againt the so-called universality of french language and of « philosophers ». The present paper examines the paradoxical effects of this reversal, bound to the french reception of Kant, then of the german idealism, following the leading thread of Schelling’s reflexions and of his Correspondance with Victor Cousin.Cairn free access |
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Français |
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Dans son auto-compréhension, la philosophie allemande prend conscience
d’elle-même, dans l’après-Kant, comme d’une philosophie « germanique et provinciale », revendiquant ainsi, contre l’universalité prétendue de la langue française et des
« philosophes », sa particularité qui devient bientôt « nationale ». Ce sont les effets
paradoxaux de ce renversement, lié à la réception française de Kant, puis de l’idéalisme
allemand, qu’envisage la présente contribution, au fil conducteur des réflexions de
Schelling et de sa correspondance avec Victor Cousin. |
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