La guerre comme marqueur générique dans la littérature narrative des XIIe–XIIIe siècles

Parler de genres littéraires au Moyen Âge ne va pas de soi : senti comme trop aristotélicien et classicisant, le vocabulaire générique est souvent perçu avec méfiance par les médiévistes, qui insistent au contraire sur le caractère foncièrement hybride de la généricité médiévale. Prenant le contrepi...

Fuld beskrivelse

Enregistré dans:
Bibliografiske detaljer
Hovedforfatter: Moran, Patrick
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2020
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RMA_251_0021
record_format cairn
spelling cairn-RMA_251_0021RMALe Moyen Âge https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2019-1-page-21?lang=fr https://doi.org/10.3917/rma.251.0021 La guerre comme marqueur générique dans la littérature narrative des XIIe–XIIIe siècles Moran, Patrick2020 assaut épiquechanson de gesteempruntgenre littérairepatron génériqueromanborrowingchanson de gesteepic combatgeneric modelliterary genreprose romancefre Le Moyen Âge | CXXV | 1 | 2020-03-04 | p. 21-35 | 0027-2841 RMA_25140 Parler de genres littéraires au Moyen Âge ne va pas de soi : senti comme trop aristotélicien et classicisant, le vocabulaire générique est souvent perçu avec méfiance par les médiévistes, qui insistent au contraire sur le caractère foncièrement hybride de la généricité médiévale. Prenant le contrepied de cette opinion critique répandue, cet article se fonde sur l’hypothèse qu’il est légitime de parler de genres littéraires médiévaux, et que les cas d’hybridité ou de contamination sont relativement circonscrits. L’exemple de l’écriture de la guerre, particulièrement le motif de l’assaut épique, développé dans les chansons de geste et repris par d’autres genres narratifs, notamment le roman, dévoile non pas une ignorance des questions génériques au Moyen Âge, mais au contraire une conscience précise de ce que tel ou tel genre fait mieux que les autres. L’analyse du « patron générique » offert par la chanson de geste ne relève pas de la contamination mais de l’emprunt délibéré et maîtrisé.Talking about literary genres in the medieval period is not a simple matter: the vocabulary of genres is often viewed with suspicion by medievalists, who consider it too Aristotelian or too closely modeled on Classical literature and instead emphasize the fundamentally hybrid nature of medieval genres. This article presents an alternative to this widespread critical opinion, hypothesizing that there are grounds for speaking of medieval literary genres and that cases of hybridity or contamination are relatively limited. The example of war writing, in particular the theme of epic combat, which is developed in chansons de geste and taken up by other narrative genres, especially prose romance, is not oblivious to questions of genre at this time; rather, it shows a sharp consciousness of what a given genre might do better than others. An analysis of the “generic pattern” offered by the chanson de geste does not show contamination, but rather a calculated and controlled borrowing.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic assaut épique
chanson de geste
emprunt
genre littéraire
patron générique
roman
borrowing
chanson de geste
epic combat
generic model
literary genre
prose romance
spellingShingle assaut épique
chanson de geste
emprunt
genre littéraire
patron générique
roman
borrowing
chanson de geste
epic combat
generic model
literary genre
prose romance
Moran, Patrick
La guerre comme marqueur générique dans la littérature narrative des XIIe–XIIIe siècles
topic_facet assaut épique
chanson de geste
emprunt
genre littéraire
patron générique
roman
borrowing
chanson de geste
epic combat
generic model
literary genre
prose romance
description Parler de genres littéraires au Moyen Âge ne va pas de soi : senti comme trop aristotélicien et classicisant, le vocabulaire générique est souvent perçu avec méfiance par les médiévistes, qui insistent au contraire sur le caractère foncièrement hybride de la généricité médiévale. Prenant le contrepied de cette opinion critique répandue, cet article se fonde sur l’hypothèse qu’il est légitime de parler de genres littéraires médiévaux, et que les cas d’hybridité ou de contamination sont relativement circonscrits. L’exemple de l’écriture de la guerre, particulièrement le motif de l’assaut épique, développé dans les chansons de geste et repris par d’autres genres narratifs, notamment le roman, dévoile non pas une ignorance des questions génériques au Moyen Âge, mais au contraire une conscience précise de ce que tel ou tel genre fait mieux que les autres. L’analyse du « patron générique » offert par la chanson de geste ne relève pas de la contamination mais de l’emprunt délibéré et maîtrisé.
author Moran, Patrick
author_facet Moran, Patrick
author_sort Moran, Patrick
title La guerre comme marqueur générique dans la littérature narrative des XIIe–XIIIe siècles
title_short La guerre comme marqueur générique dans la littérature narrative des XIIe–XIIIe siècles
title_full La guerre comme marqueur générique dans la littérature narrative des XIIe–XIIIe siècles
title_fullStr La guerre comme marqueur générique dans la littérature narrative des XIIe–XIIIe siècles
title_full_unstemmed La guerre comme marqueur générique dans la littérature narrative des XIIe–XIIIe siècles
title_sort la guerre comme marqueur générique dans la littérature narrative des xiie–xiiie siècles
publishDate 2020
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2019-1-page-21?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rma.251.0021
_version_ 1877284626210226176