Pour une lecture comparée du personnage de Cassandre au XVIIIe siècle : une figure d’« indovina tragica »

Cassandre est l’un des personnages les plus mystérieux de la guerre de Troie. Par son don de divination auquel personne ne croit, elle est vouée à rester passive face aux événements qu’elle prédit. Ce détail de la mythologie grecque pose Cassandre en figure du tragique et c’est précisément par le...

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書誌詳細
第一著者: Piffaut, Ludovic
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2019
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Cassandre est l’un des personnages les plus mystérieux de la guerre de Troie. Par son don de divination auquel personne ne croit, elle est vouée à rester passive face aux événements qu’elle prédit. Ce détail de la mythologie grecque pose Cassandre en figure du tragique et c’est précisément par le biais de l’art scénique italien qu’il convient de regarder le personnage. L’opéra du XVIIIe siècle, influencé par la tragédie de la Renaissance, pérennise cette incarnation physique de la prêtresse troyenne. Ainsi, le Paride (1720) d’Orlandini puis L’incendio di Troia de Cafaro (1757) développent le rôle dans des directions opposées montrant ainsi la diversité des expressions et des affects au sein des intrigues. Le destin de Troie est le sien : elle révèle, aux yeux de tous, sa dimension d’«  indovina tragica ». À travers Cassandre, tragédie et mythologie se rejoignent alors.