Déterrer les traces du XXe siècle. Histoire et biologie dans le roman des pays postcommunistes

L’article part du constat que de nombreux récits récemment publiés dans les pays post-communistes en Europe de l’Est esquissent des espaces naturels laissant progressivement apparaître les traces de l’histoire violente du XXe siècle. Il s’intéresse à deux exemples, allemand et polonais, dans lesqu...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Krauss, Charlotte
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2017
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:L’article part du constat que de nombreux récits récemment publiés dans les pays post-communistes en Europe de l’Est esquissent des espaces naturels laissant progressivement apparaître les traces de l’histoire violente du XXe siècle. Il s’intéresse à deux exemples, allemand et polonais, dans lesquels les liens entre biologie et histoire sont particulièrement accentués. Les protagonistes de L’Inconstance de l’espèce de Judith Schalansky (2011) et de Sur les Ossements des morts d’Olga Tokarczuk (2009) défendent un monde régi uniquement par des lois biologiques — darwiniennes ou plus ésotériques. Mais cette vision stricte est mise à mal par la façon d’agir inhumaine des protagonistes ainsi que par des informations sur leur passé sous le communisme. Des récits apparemment anodins s’avèrent ainsi être nourris par l’histoire et éminemment politiques.