Écrire l’histoire de la littérature indienne en France au XIXe siècle. De la fragmentation à la dissolution de l’objet
Au XIXe siècle, alors que se multipliaient les traductions de corpus indiens inédits, pas moins de quatre histoires de la littérature indienne ont paru en France. Mais le choix commun d’une perspective chronologique est loin d’unifier le discours des quatre auteurs, deux savants (Joseph Garcin de...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2016
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Au XIXe siècle, alors que se multipliaient les traductions de corpus indiens inédits,
pas moins de quatre histoires de la littérature indienne ont paru en France. Mais
le choix commun d’une perspective chronologique est loin d’unifier le discours
des quatre auteurs, deux savants (Joseph Garcin de Tassy et Albrecht Weber),
et deux amateurs (Louis Énault et Jean Lahor). Les spécialistes ont conscience
de construire un objet « littérature indienne » très en deçà de la diversité de la
production littéraire de l’Inde. Énault et Lahor imposent une unité éthique et
spirituelle à une « littérature hindoue », où des genres entiers, et l’idée même
de littérature, tendent à disparaître. Ces quatre ouvrages témoignent ainsi du
caractère problématique de chacun des termes de l’expression « histoire de la
littérature indienne ».
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