Robin LEFERE et Mercè BOIXAREU (dir.), L’Histoire de la France dans la littérature espagnole. Entre francophobie défensive et admiration francophile, Paris, Champion, 2011, 832 pages

La méditation d’Yves Bonnefoy dans Le Sommeil de personne (2004) a pour origine la lecture de l’épitaphe de Rilke : il y décèle une abolition de la personne et de sa finitude dans un absolu, celui de la beauté. Yves Bonnefoy se démarque de ce qu’il nomme « un déni du savoir de la mort ». L’examen d...

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Dumas, Catherine
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2014
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:La méditation d’Yves Bonnefoy dans Le Sommeil de personne (2004) a pour origine la lecture de l’épitaphe de Rilke : il y décèle une abolition de la personne et de sa finitude dans un absolu, celui de la beauté. Yves Bonnefoy se démarque de ce qu’il nomme « un déni du savoir de la mort ». L’examen de la réflexion métalinguistique des deux poètes sur la notion de « symbole » nous amène à confronter, dans la poésie de Rilke, la recherche d’une complétude sur fond d’anéantissement, à la quête poétique du « réel », en tant que concrétude de la chose finie, chez Yves Bonnefoy. Deux poétiques de la voix font écho à ces deux vocations du poème. Différentes figures leur donnent corps : Orphée chez Rilke, Coré, puis la « voix lointaine » de la mère dans Les Planches courbes d’Yves Bonnefoy. La voix en mouvement régit une poétique de l’écriture dansée : elle est à l’origine, aussi bien des Sonnets à Orphée, que des Planches courbes hantées par des ombres dansantes. La comparaison de ces paradigmes, à partir de la lecture de Rilke par Bonnefoy, donne à entendre une inquiétude métaphysique qui se convertit en recherche esthétique et en exigence éthique.