Evanghélia STEAD (textes réunis, commentés et en partie traduits par), Seconde Odyssée. Ulysse de Tennyson à Borges, Grenoble, éditions Jérôme Millon, « NOmina », 2009, 506 pages

La méditation d’Yves Bonnefoy dans Le Sommeil de personne (2004) a pour origine la lecture de l’épitaphe de Rilke : il y décèle une abolition de la personne et de sa finitude dans un absolu, celui de la beauté. Yves Bonnefoy se démarque de ce qu’il nomme « un déni du savoir de la mort ». L’examen d...

وصف كامل

محفوظ في:
التفاصيل البيبلوغرافية
المؤلف الرئيسي: Cambou, Sandrine
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2014
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RLC_347_0343h
record_format cairn
spelling cairn-RLC_347_0343hRLCRevue de littérature comparée https://shs.cairn.info/revue-de-litterature-comparee-2013-3-page-VIII?lang=fr https://doi.org/10.3917/rlc.347.0343h Evanghélia STEAD (textes réunis, commentés et en partie traduits par), Seconde Odyssée. Ulysse de Tennyson à Borges, Grenoble, éditions Jérôme Millon, « NOmina », 2009, 506 pages Cambou, Sandrine2014 fre Revue de littérature comparée | 347 | 3 | 2014-01-01 | p. VIII-VIII | 0035-1466 RLC_34758 La méditation d’Yves Bonnefoy dans Le Sommeil de personne (2004) a pour origine la lecture de l’épitaphe de Rilke : il y décèle une abolition de la personne et de sa finitude dans un absolu, celui de la beauté. Yves Bonnefoy se démarque de ce qu’il nomme « un déni du savoir de la mort ». L’examen de la réflexion métalinguistique des deux poètes sur la notion de « symbole » nous amène à confronter, dans la poésie de Rilke, la recherche d’une complétude sur fond d’anéantissement, à la quête poétique du « réel », en tant que concrétude de la chose finie, chez Yves Bonnefoy. Deux poétiques de la voix font écho à ces deux vocations du poème. Différentes figures leur donnent corps : Orphée chez Rilke, Coré, puis la « voix lointaine » de la mère dans Les Planches courbes d’Yves Bonnefoy. La voix en mouvement régit une poétique de l’écriture dansée : elle est à l’origine, aussi bien des Sonnets à Orphée, que des Planches courbes hantées par des ombres dansantes. La comparaison de ces paradigmes, à partir de la lecture de Rilke par Bonnefoy, donne à entendre une inquiétude métaphysique qui se convertit en recherche esthétique et en exigence éthique.The remote voice of Rilke in Bonnefoy’s work : comparative poetics of lyricism and danceYves Bonnefoy’s meditation in Le Sommeil de personne (2004) originates in hisinterpretation of Rilke’s epitaph : it conveys a wish to dissolve one’s personality into beauty. Yves Bonnefoy rejects what he calls such “a negation of knowledge about death”. The study of both poets’ metalinguistic reflections on the notion of “symbol” leads us to compare the quest for completeness founded on annihilation in Rilke’s poetry, with the poetic quest for the “real”, as the finite thing’s concrete nature, in Yves Bonnefoy’s work. Two different poetics of the voice echoe those different quests, which are embodied through various figures ; Orpheus in Rilke, Core, then the mothers’ remote voice” in Les Planches courbes by Yves Bonnefoy. The movements of the voice produce choregraphical poetics : these are at the origin of the Sonnets to Orpheus as well as of Les Planches courbes, which are haunted by dancing shadows. The comparison of these paradigms, founded on Bonnefoy’s reading of Rilke, reveals both poets’ metaphysical concern which converts into aesthetic research and ethical demand.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
description La méditation d’Yves Bonnefoy dans Le Sommeil de personne (2004) a pour origine la lecture de l’épitaphe de Rilke : il y décèle une abolition de la personne et de sa finitude dans un absolu, celui de la beauté. Yves Bonnefoy se démarque de ce qu’il nomme « un déni du savoir de la mort ». L’examen de la réflexion métalinguistique des deux poètes sur la notion de « symbole » nous amène à confronter, dans la poésie de Rilke, la recherche d’une complétude sur fond d’anéantissement, à la quête poétique du « réel », en tant que concrétude de la chose finie, chez Yves Bonnefoy. Deux poétiques de la voix font écho à ces deux vocations du poème. Différentes figures leur donnent corps : Orphée chez Rilke, Coré, puis la « voix lointaine » de la mère dans Les Planches courbes d’Yves Bonnefoy. La voix en mouvement régit une poétique de l’écriture dansée : elle est à l’origine, aussi bien des Sonnets à Orphée, que des Planches courbes hantées par des ombres dansantes. La comparaison de ces paradigmes, à partir de la lecture de Rilke par Bonnefoy, donne à entendre une inquiétude métaphysique qui se convertit en recherche esthétique et en exigence éthique.
author Cambou, Sandrine
spellingShingle Cambou, Sandrine
Evanghélia STEAD (textes réunis, commentés et en partie traduits par), Seconde Odyssée. Ulysse de Tennyson à Borges, Grenoble, éditions Jérôme Millon, « NOmina », 2009, 506 pages
author_facet Cambou, Sandrine
author_sort Cambou, Sandrine
title Evanghélia STEAD (textes réunis, commentés et en partie traduits par), Seconde Odyssée. Ulysse de Tennyson à Borges, Grenoble, éditions Jérôme Millon, « NOmina », 2009, 506 pages
title_short Evanghélia STEAD (textes réunis, commentés et en partie traduits par), Seconde Odyssée. Ulysse de Tennyson à Borges, Grenoble, éditions Jérôme Millon, « NOmina », 2009, 506 pages
title_full Evanghélia STEAD (textes réunis, commentés et en partie traduits par), Seconde Odyssée. Ulysse de Tennyson à Borges, Grenoble, éditions Jérôme Millon, « NOmina », 2009, 506 pages
title_fullStr Evanghélia STEAD (textes réunis, commentés et en partie traduits par), Seconde Odyssée. Ulysse de Tennyson à Borges, Grenoble, éditions Jérôme Millon, « NOmina », 2009, 506 pages
title_full_unstemmed Evanghélia STEAD (textes réunis, commentés et en partie traduits par), Seconde Odyssée. Ulysse de Tennyson à Borges, Grenoble, éditions Jérôme Millon, « NOmina », 2009, 506 pages
title_sort evanghélia stead (textes réunis, commentés et en partie traduits par), seconde odyssée. ulysse de tennyson à borges, grenoble, éditions jérôme millon, « nomina », 2009, 506 pages
publishDate 2014
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-de-litterature-comparee-2013-3-page-VIII?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rlc.347.0343h
_version_ 1877246721623326720