Pedro AULLÓN DE HARO (dir.), Teoría del humanismo, Madrid, Ed. Verbum, 2010, 7 vol., 4500 pages

La méditation d’Yves Bonnefoy dans Le Sommeil de personne (2004) a pour origine la lecture de l’épitaphe de Rilke : il y décèle une abolition de la personne et de sa finitude dans un absolu, celui de la beauté. Yves Bonnefoy se démarque de ce qu’il nomme « un déni du savoir de la mort ». L’examen d...

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書誌詳細
第一著者: Pageaux, Daniel-Henri
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2014
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id cairn-RLC_347_0343a
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spelling cairn-RLC_347_0343aRLCRevue de littérature comparée https://shs.cairn.info/revue-de-litterature-comparee-2013-3-page-I?lang=fr https://doi.org/10.3917/rlc.347.0343a Pedro AULLÓN DE HARO (dir.), Teoría del humanismo, Madrid, Ed. Verbum, 2010, 7 vol., 4500 pages Pageaux, Daniel-Henri2014 fre Revue de littérature comparée | 347 | 3 | 2014-01-01 | p. I-I | 0035-1466 RLC_34751 La méditation d’Yves Bonnefoy dans Le Sommeil de personne (2004) a pour origine la lecture de l’épitaphe de Rilke : il y décèle une abolition de la personne et de sa finitude dans un absolu, celui de la beauté. Yves Bonnefoy se démarque de ce qu’il nomme « un déni du savoir de la mort ». L’examen de la réflexion métalinguistique des deux poètes sur la notion de « symbole » nous amène à confronter, dans la poésie de Rilke, la recherche d’une complétude sur fond d’anéantissement, à la quête poétique du « réel », en tant que concrétude de la chose finie, chez Yves Bonnefoy. Deux poétiques de la voix font écho à ces deux vocations du poème. Différentes figures leur donnent corps : Orphée chez Rilke, Coré, puis la « voix lointaine » de la mère dans Les Planches courbes d’Yves Bonnefoy. La voix en mouvement régit une poétique de l’écriture dansée : elle est à l’origine, aussi bien des Sonnets à Orphée, que des Planches courbes hantées par des ombres dansantes. La comparaison de ces paradigmes, à partir de la lecture de Rilke par Bonnefoy, donne à entendre une inquiétude métaphysique qui se convertit en recherche esthétique et en exigence éthique.The remote voice of Rilke in Bonnefoy’s work : comparative poetics of lyricism and danceYves Bonnefoy’s meditation in Le Sommeil de personne (2004) originates in hisinterpretation of Rilke’s epitaph : it conveys a wish to dissolve one’s personality into beauty. Yves Bonnefoy rejects what he calls such “a negation of knowledge about death”. The study of both poets’ metalinguistic reflections on the notion of “symbol” leads us to compare the quest for completeness founded on annihilation in Rilke’s poetry, with the poetic quest for the “real”, as the finite thing’s concrete nature, in Yves Bonnefoy’s work. Two different poetics of the voice echoe those different quests, which are embodied through various figures ; Orpheus in Rilke, Core, then the mothers’ remote voice” in Les Planches courbes by Yves Bonnefoy. The movements of the voice produce choregraphical poetics : these are at the origin of the Sonnets to Orpheus as well as of Les Planches courbes, which are haunted by dancing shadows. The comparison of these paradigms, founded on Bonnefoy’s reading of Rilke, reveals both poets’ metaphysical concern which converts into aesthetic research and ethical demand.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
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description La méditation d’Yves Bonnefoy dans Le Sommeil de personne (2004) a pour origine la lecture de l’épitaphe de Rilke : il y décèle une abolition de la personne et de sa finitude dans un absolu, celui de la beauté. Yves Bonnefoy se démarque de ce qu’il nomme « un déni du savoir de la mort ». L’examen de la réflexion métalinguistique des deux poètes sur la notion de « symbole » nous amène à confronter, dans la poésie de Rilke, la recherche d’une complétude sur fond d’anéantissement, à la quête poétique du « réel », en tant que concrétude de la chose finie, chez Yves Bonnefoy. Deux poétiques de la voix font écho à ces deux vocations du poème. Différentes figures leur donnent corps : Orphée chez Rilke, Coré, puis la « voix lointaine » de la mère dans Les Planches courbes d’Yves Bonnefoy. La voix en mouvement régit une poétique de l’écriture dansée : elle est à l’origine, aussi bien des Sonnets à Orphée, que des Planches courbes hantées par des ombres dansantes. La comparaison de ces paradigmes, à partir de la lecture de Rilke par Bonnefoy, donne à entendre une inquiétude métaphysique qui se convertit en recherche esthétique et en exigence éthique.
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