Le complexe d'Antigone. Relectures féministes et postcoloniales du scénario œdipien

« Que serait-il arrivé si la psychanalyse avait pris Antigone et non Œdipe pour point de départ ? », écrit Judith Butler dans Antigone : la parenté entre vie et mort ( Antigone’s Claim : Kinship between Life & Death, 2000). À partir de cette réflexion, on tente aujourd’hui de repenser l’archite...

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Autore principale: Pinçonnat, Crystel
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2013
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:« Que serait-il arrivé si la psychanalyse avait pris Antigone et non Œdipe pour point de départ ? », écrit Judith Butler dans Antigone : la parenté entre vie et mort ( Antigone’s Claim : Kinship between Life & Death, 2000). À partir de cette réflexion, on tente aujourd’hui de repenser l’architecture freudienne du drame œdipien pour privilégier en son sein la figure d’Antigone et inverser la tendance historique qui, depuis la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle, a voulu, selon George Steiner, qu’« Œdipe supplante Antigone. » L’article poursuit ce travail de révision et propose une lecture de certains textes d’Assia Djebar, de Linda Lê et de Zahia Rahmani, romancières d’expression française dont l’imaginaire est puissamment marqué du sceau de la colonisation. L’œuvre de chacune est hantée par le complexe d’Antigone ; il donne corps à une condition historique aux retombées familiales tragiques.