Black is, black ain't: Classical Reception and Nothingness in Ralph Ellison, Derek Walcott and Wole Soyinka
Black is, black ain’t : la réception des classiques et le néant chez Ralph Ellison, Derek Walcott et Wole Soyinka L’association de l’Europe avec la lumière et de l’Afrique avec l’obscurité est tellement ancrée dans la pensée occidentale qu’elle a acquis une forme de pérennité ontologique. Dès lors...
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|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2013
|
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RLC_344_0457 |
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cairn-RLC_344_0457RLCRevue de littérature comparée https://shs.cairn.info/revue-de-litterature-comparee-2012-4-page-457?lang=en https://doi.org/10.3917/e.rlc.344.0457 Black is, black ain't: Classical Reception and Nothingness in Ralph Ellison, Derek Walcott and Wole Soyinka Rankine, Patrice D.2013 fre Revue de littérature comparée | 344 | 4 | 2013-02-01 | p. 457-474 | 0035-1466 RLC_3442 Black is, black ain’t : la réception des classiques et le néant chez Ralph Ellison, Derek Walcott et Wole Soyinka L’association de l’Europe avec la lumière et de l’Afrique avec l’obscurité est tellement ancrée dans la pensée occidentale qu’elle a acquis une forme de pérennité ontologique. Dès lors que l’on évoque des personnes d’origine africaine, le fait d’imposer ce type d’images sur la description de corps leur donne une forme d’existence. L’une des façons dont les auteurs postcoloniaux se sont confrontés à la modernité occidentale est de faire retour vers certains aspects de l’Antiquité classique, parfois présents, bien que refoulés, qui perturbent la dichotomie rassurante entre lumière et obscurité, bien et mal, blanc et noir. Fondé sur une analyse philosophique en profondeur de l’ontologie heidegerrienne de Levinas, cet article examine la façon dont Ralph Ellison, Wole Soyinka et Derek Walcott se penchent sur les points sensibles de la tradition classique occidentale pour en extraire du sens. Ce sont, respectivement, les enfers virgiliens sombres, mais créatifs, le chaos générateur de Dionysos, l’Ogun de Soyinka, et le désordre constructif des ruines antiques, qui sont comme la mer. Ceci n’implique pas que chaque auteur soit noir, du point de vue de son identité sociale, mais plutôt que « l’obscurité de la lumière » constitue une réponse phénoménologique au chaos et à l’ordre, à la nation et à la signification artistique.The associations of Europe with light and Africa with darkness are so indelible to Western thinking as to have acquired the permanence of ontology. When it comes to persons of African descent, the imposition of this language onto descriptions of bodies creates a certain kind of thing in the world. One way that postcolonial authors have come to terms with Western modernity is to return to certain aspects of the classical past, sometimes available yet repressed, that unsettle the easy dichotomy between light and dark, good and evil, white and black. Based in deeper philosophical analysis of Levinas’ Heideggerian ontology than mere words, this paper examines how Ralph Ellison, Wole Soyinka, and Derek Walcott turn to the underbelly of the Western classical tradition for meaning. Respectively, these are the dark but creative Underworld of Homer and Vergil ; the generative chaos of Dionysus, Soyinka’s Ogun ; and the constructive disorder of classical ruins, which are like the sea. This is not to say that each author is black, in the sense of social identity. Rather, the “darkness of light” is a phenomenological response to chaos and order, nation and artistic meaning.Cairn free access |
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Black is, black ain’t : la réception des classiques et le néant chez Ralph Ellison, Derek Walcott et Wole Soyinka L’association de l’Europe avec la lumière et de l’Afrique avec l’obscurité est tellement ancrée dans la pensée occidentale qu’elle a acquis une forme de pérennité ontologique. Dès lors que l’on évoque des personnes d’origine africaine, le fait d’imposer ce type d’images sur la description de corps leur donne une forme d’existence. L’une des façons dont les auteurs postcoloniaux se sont confrontés à la modernité occidentale est de faire retour vers certains aspects de l’Antiquité classique, parfois présents, bien que refoulés, qui perturbent la dichotomie rassurante entre lumière et obscurité, bien et mal, blanc et noir. Fondé sur une analyse philosophique en profondeur de l’ontologie heidegerrienne de Levinas, cet article examine la façon dont Ralph Ellison, Wole Soyinka et Derek Walcott se penchent sur les points sensibles de la tradition classique occidentale pour en extraire du sens. Ce sont, respectivement, les enfers virgiliens sombres, mais créatifs, le chaos générateur de Dionysos, l’Ogun de Soyinka, et le désordre constructif des ruines antiques, qui sont comme la mer. Ceci n’implique pas que chaque auteur soit noir, du point de vue de son identité sociale, mais plutôt que « l’obscurité de la lumière » constitue une réponse phénoménologique au chaos et à l’ordre, à la nation et à la signification artistique. |
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