Sur quelques Orphée noirs. Reproduction, adaptation et hybridation du mythe d'Orphée en contexte post (-) colonial

Le texte de Jean-Paul Sartre « Orphée noir » [1948] ouvre et marque de son empreinte l’adaptation du mythe d’Orphée comme grille de lecture de l’émergence et de la célébration des voix poétiques « nègres ». Ainsi le film Orfeu negro [1959] de Marcel Camus, qui transpose ce motif dans le Rio des ann...

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Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Porra, Véronique
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2013
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Le texte de Jean-Paul Sartre « Orphée noir » [1948] ouvre et marque de son empreinte l’adaptation du mythe d’Orphée comme grille de lecture de l’émergence et de la célébration des voix poétiques « nègres ». Ainsi le film Orfeu negro [1959] de Marcel Camus, qui transpose ce motif dans le Rio des années 1950, est-il très éloigné du traitement du mythe dans la pièce de Vinicius de Moraes Orfeu da Conceição [1953/56] dont il prétend s’inspirer. Le placage sur le contexte brésilien de la structure binaire élaborée par Sartre pour expliquer la prise de parole de la négritude, crée un décalage que Carlos Diegues tentera, en 1999, de corriger dans son film Orfeu. De leur côté, des auteurs africains livreront, à partir des années 1970, des œuvres dans lesquelles ils procèderont à une appropriation du mythe antique. Le roman Orphée Dafric [1981] de l’auteur camerounaise Werewere Liking livre une illustration des procédés d’hybridation caractéristiques des esthétiques postcoloniales, avec tout ce que cela implique de déconstruction du récit mythique initial.