Gogol et Le Maître et Marguerite

Lecteur précoce de Gogol, Boulgakov n’a cessé de s’identifier à lui tant sur le plan personnel que littéraire. Il en retient d’abord l’aspect comique, puis le perçoit comme l’archétype de l’artiste maudit sur lequel il va projeter sa propre tragédie. Dans Le Maître et Marguerite, les réminiscences...

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Auteur principal: Gourg, Marianne
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2010
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RLC_331_0359RLCRevue de littérature comparée https://shs.cairn.info/revue-de-litterature-comparee-2009-3-page-359?lang=fr https://doi.org/10.3917/rlc.331.0359 Gogol et Le Maître et Marguerite Gourg, Marianne2010 fre Revue de littérature comparée | 331 | 3 | 2010-02-01 | p. 359-370 | 0035-1466 RLC_33151 Lecteur précoce de Gogol, Boulgakov n’a cessé de s’identifier à lui tant sur le plan personnel que littéraire. Il en retient d’abord l’aspect comique, puis le perçoit comme l’archétype de l’artiste maudit sur lequel il va projeter sa propre tragédie. Dans Le Maître et Marguerite, les réminiscences gogoliennes sont nombreuses : noms signifiants, réification du vivant, recours à la « figure de fiction » qui installe l’objet dans l’inexistence et instaure un lien entre Woland et Tchitchikov, frontière estompée entre les vivants et les morts, inachèvement du texte virtuellement prolongeable à l’infini.Gogol and The Master and Margarita ( in French), RLC LXXXVI, no 3, July-Sept. 2009, p. 359-370. An early reader of Gogol’s works, Bulgakov tried by all ways to imitate him as a man and a writer. Young Bulgakov mainly appreciated Gogol’s comical issues but in the 1930s, Gogol became for him the archetype of the rejected and cursed artist, a projection of his own tragedy. The Master and Margarita repeats several of Gogol’s main patterns : significant names, the use of the “figure of fiction” in order to depict Woland, which generates a link between him and Cicikov. Therefore, according to the Symbolists’ interpretation, both of them embody Evil as inexistence. As in Dead Souls, the difference between the Living and the Dead vanishes. Both texts are unachieved which virtually allows a possible continuation.Cairn free access
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description Lecteur précoce de Gogol, Boulgakov n’a cessé de s’identifier à lui tant sur le plan personnel que littéraire. Il en retient d’abord l’aspect comique, puis le perçoit comme l’archétype de l’artiste maudit sur lequel il va projeter sa propre tragédie. Dans Le Maître et Marguerite, les réminiscences gogoliennes sont nombreuses : noms signifiants, réification du vivant, recours à la « figure de fiction » qui installe l’objet dans l’inexistence et instaure un lien entre Woland et Tchitchikov, frontière estompée entre les vivants et les morts, inachèvement du texte virtuellement prolongeable à l’infini.
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