La démocratie, un objet d'étude pour la recherche littéraire ?

Dans notre article, nous abordons la question de la littérature de la Shoah et de sa place dans la culture occidentale. Nous constatons qu’au fil des ans, elle a fini par occuper une place importante dans l’espace littéraire contemporain et analysons des raisons de ce phénomène. À partir de nombreux...

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Auteur principal: Veg, Sebastian
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2009
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spelling cairn-RLC_329_0101RLCRevue de littérature comparée https://shs.cairn.info/revue-de-litterature-comparee-2009-1-page-101?lang=fr https://doi.org/10.3917/rlc.329.0101 La démocratie, un objet d'étude pour la recherche littéraire ? Veg, Sebastian2009 fre Revue de littérature comparée | 329 | 1 | 2009-07-01 | p. 101-121 | 0035-1466 RLC_32916 Dans notre article, nous abordons la question de la littérature de la Shoah et de sa place dans la culture occidentale. Nous constatons qu’au fil des ans, elle a fini par occuper une place importante dans l’espace littéraire contemporain et analysons des raisons de ce phénomène. À partir de nombreux exemples, notamment des œuvres de Piotr Rawicz, Danilo Kisˇ et Georges Perec, nous soutenons que certains auteurs — qu’ils soient témoins oculaires ou non — ont su faire leur l’esthétique de la modernité littéraire et que cela leur a permis de construire un dialogue avec la littérature de leur temps, dialogue qui a fini par affecter la bibliothèque de la Shoah mais aussi l’espace intellectuel dont celle-ci fait désormais partie intégrante. Notre thèse pourrait être formulée de la façon suivante : en l’espace d’un demi-siècle, l’écriture de la Shoah a muté d’une forme testimoniale « brute », spécifique et socialement confinée, à une écriture régie par une poétique issue de la modernité. Ce faisant, elle a remarquablement soutenu l’évolution du roman contemporain et contribué à affiner notre réflexion sur l’art et l’Histoire. À travers une pensée de la forme, elle a pris une place éminente dans notre gestion du « partage du sensible ».The meaning of form in literature. Holocaust, novel and “the distribution of the sensible”In this article, we address the question of the Holocaust literature and the place it occupies in occidental culture. We note how, with the passing years, it came to hold an important place within the contemporary literary space, and analyse the reasons for this phenomenon. Inferred from numerous examples, notably from works by Piotr Rawicz, Danilo Kiš and Georges Perec, our contention is that some authors—were they eyewitnesses or not—managed to adopt the aesthetics of literary modernity, which enabled them to build a dialogue with the literature of their time—a dialogue that eventually affected not only the writing of the Holocaust but also the intellectual space to which it henceforth fully belongs. Our thesis could be worded as follows: within half a century, from a specific and socially confined, raw testimonial form, the writing of the Holocaust mutated into a writing governed by a poetics that stemmed from modernity. Thus, it backed remarkably well the evolution of the contemporary novel, and contributed to sharpening our thinking on art and History. Through a reflection on form, the writing of the Holocaust gained an eminent place in our approach to “the distribution of the sensible”.Cairn free access
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