Le sens de la forme.

Dans notre article, nous abordons la question de la littérature de la Shoah et de sa place dans la culture occidentale. Nous constatons qu’au fil des ans, elle a fini par occuper une place importante dans l’espace littéraire contemporain et analysons des raisons de ce phénomène. À partir de nombreux...

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Autore principale: Prstojevic, Alexandre
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2009
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Dans notre article, nous abordons la question de la littérature de la Shoah et de sa place dans la culture occidentale. Nous constatons qu’au fil des ans, elle a fini par occuper une place importante dans l’espace littéraire contemporain et analysons des raisons de ce phénomène. À partir de nombreux exemples, notamment des œuvres de Piotr Rawicz, Danilo Kisˇ et Georges Perec, nous soutenons que certains auteurs — qu’ils soient témoins oculaires ou non — ont su faire leur l’esthétique de la modernité littéraire et que cela leur a permis de construire un dialogue avec la littérature de leur temps, dialogue qui a fini par affecter la bibliothèque de la Shoah mais aussi l’espace intellectuel dont celle-ci fait désormais partie intégrante. Notre thèse pourrait être formulée de la façon suivante : en l’espace d’un demi-siècle, l’écriture de la Shoah a muté d’une forme testimoniale « brute », spécifique et socialement confinée, à une écriture régie par une poétique issue de la modernité. Ce faisant, elle a remarquablement soutenu l’évolution du roman contemporain et contribué à affiner notre réflexion sur l’art et l’Histoire. À travers une pensée de la forme, elle a pris une place éminente dans notre gestion du « partage du sensible ».