K. Gibran entre le « troisième œil » et W. Blake : jalons pour une esthétique visionnaire

Écrivain solitaire et inquiet, David Herbert Lawrence a toujours démontré un intérêt marqué par les arts visuels. Son engouement pour la peinture (il eut pour première passion la peinture, un art très largement pratiqué en amateur dans son milieu familial) traduit sa recherche littéraire d’un nou...

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書誌詳細
第一著者: Habchi, Sobhi
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2008
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Écrivain solitaire et inquiet, David Herbert Lawrence a toujours démontré un intérêt marqué par les arts visuels. Son engouement pour la peinture (il eut pour première passion la peinture, un art très largement pratiqué en amateur dans son milieu familial) traduit sa recherche littéraire d’un nouveau moyen d’expression, d’un langage plus immédiat caractérisé par une matérialité et une corporéité que le langage verbal ne peut pas assouvir. Voilà donc que dans ses essais plus connus, de Art and Morality à Introduction to these paintings, c’est le nom tutélaire de Paul Cézanne qui bouleverse l’écrivain. En observant les célèbres pommes du peintre aixois, Lawrence observe qu’elles ne sont pas immobiles et cristallisées mais vivantes et changeantes. C’est à travers l’essence de leur extraordinaire shiftness, de leur authentique et magique oscillation que Cézanne, d’après Lawrence, s’approprie le Réel aussi dans sa dimension optique que dans sa tangible dureté. C’est la lutte de Cézanne contre les clichés que l’écrivain veut faire sienne pour affirmer le pouvoir inébranlable des sens.